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LA TURQUIE
Bulgares, des Bosniaques, des Croates, des Morlaques et desMonténégrins.
Les premiers sont gouvernés par un prince particulier, vassalde la Porte , et les derniers vivent dans une indépendance par-faite, sous une forme de gouvernement à la fois tlîéocratique etrépublicaine.
Les Valaques, qui au nombre de 3 millions forment le noyauprincipal de la population des deux principautés transdanubicnnes,Valacbie et Moldavie , mais qu’on retrouve aussi disséminés auloin jusqu’en Thessalie, ne sont autres que les descendants desanciens Daces, fortement mélangés de Slaves.
Tous ces peuples appartiennent en majeure partie à l’Églisegrecque. L’Église latine ne compte des adhérents que parmi lesCroates , les Morlaques, les Bosniaques, les Albanais dépendantautrefois de Venise, et les Francs .
Les Albanais ou Arnautes qui s’appellent Skypétars dans leurlangue, sont un peuple dont l’origine est à peu près inconnue.Ils se considèrent eux-mêmes comme autochtones ; mais une opi-nion qui a pour elle des arguments assez puissants, voit en euxles descendants des anciens peuples de l’Hlyrie et de l’Épire .
Cette singulière nation a pour caractère saillant, son énergiqueamour de l’indépendance et de la liberté, grâce auquel elle estdemeurée, dans des âpres montagnes, à peu près ce qu’elle étaitdu temps de Philippe et d’Alexandre le Grand , à travers tant d’in-vasions de peuples si divers.
Elle est partagée, sous le rapport de la religion, d’une manièrenon moins étrange. Un cinquième à peu près professe la foicatholique romaine et le reste se pari âge par moitié en chrétiensgrecs et en musulmans, Encore ces derniers ne le sont-ils pas