PITTORESQUE.
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Quant aux Druses, leur religion a cela de particulier qu’elle estune des dernières qui ait été révélée au inonde. Son Messie, eneffet, apparut vers l’an 1000, près de quatre cents ans aprèsMahomet , c’est le khalife Hakem que les historiens orientauxpeignent comme un fou furieux, mi-partie de Néron et d’IJélio-gabale.
Les Druses adorent Hakem comme le seul et vrai Dieu quis’est à différentes reprises incarné pour le salut des hommes ;mais au fond leur doctrine ne repose que sur une interprétationparticulière des livres chrétiens et musulmans, c’est ce quiexplique qu’ils ont tour à tour été regardés comme des secta-teurs de Jésus et de Mahomet.
Les Druses, dans la pratique de leur culte, emploient diversesinitiations, mais seulement pour ceux d’entre eux qui s’élèvent parl’étude et par la vertu et non pour les étrangers qu’ils n’admettentjamais dans leur communion : aussi ont-ils encore été comparéssuccessivement aux Pythagoriciens , aux Esséniens, aux Gnosti-ques, et il semble aussi que les Templiers, les Rose-Croix et lesFrancs-Maçons modernes leur aient emprunté beaucoup d’idées.On se rappelle que le grand émir Facardin (Fakhr-ul-Eddin) dé-clarait à la cour de Médicis que son peuple descendait de cheva -liers croisés.
Les Turcomans, agriculteurs ou nomades hospitaliers, parcou-rent, avec leurs tentes, leurs chevaux et leurs chameaux, la Syrie septentrionale et l’intérieur de l’Anatolie . Une de leurs hordes,les Yeuruks, a été transplantée dans les montagnes de la Macé-doine, et il en existe également quelques autres dans celles de laBulgarie .
Les Lazes, d’origine géorgienne, établis sur la mer Noire , dans