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LA TURQUIE PITTORESQUE.
le gouvernement de Trébizonde , suivent aussi leurs propres chefset. se font craindre par leurs rapines.
Des Tartarcs venus de la Crimée habitentla Dobroutcha, c’est-à-dire le littoral au nord du Balkan , jusqu’à l’embouchure duDanube ; c’est dans cette tribu fidèle, brave et très-attachée auCoran, que le gouvernement turc choisit ses courriers.
Les Bohémiens ou Tsiganes errent dans toute la Turquie d’Eu-rope , en bandes plus nombreuses que partout ailleurs ; on lesrencontre aussi dans l’Anatolie et dans la Syrie .
Enfin l’on comprend sous le nom général de Francs, les chré-tiens non sujets qui résident dans l’empire.
La multiplicité des races explique la diversité des langues quise parlent dans ces vastes contrées. Le turc , comme langue dela nation dominante, est aussi celle de la cour et de l’État. L’arabequi domine, de son côté, au sud du Taurus jusqu’en Égypte , et lePersan sont les langues de la religion et des savants, et que toutOttoman de distinction connaît en général. Le syriaque s’est con-servé chez les Maronites et chez les Ansariés, mais comme languedu culte seulement. Le grec moderne, l’arménien et l’hébreu sont parlés par les peuples de ces différentes races. Le slavon ,plus ou moins altéré, se parle en plusieurs dialectes, dont les troisprincipaux sont le serbe et les idiomes grossiers des Bosniaqueset des Bulgares ; l’illyrîen tient à la même famille. Le skype, lalangue des Albanais, n’offre pas moins de variétés. Les Yalaquesparlent un dialecte roman ; les idiomes des Tartares et des Tur-cornans, peuples de même origine que les Turcs, ont beaucoupde ressemblance avec la langue de ces derniers. Quant à la lin*cjua-franca, c’est un italien corrompu, usité parmi les chrétiensétablis en Orient.