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La Turquie pittoresque : histoire, moeurs, description / par W. A. Duckett ; préface par Théophile Gautier
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PITTORESQUE.

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llcpta-Purgon. Le château des Sept-Tours n’en compte plus quequatre depuis le tremblement de terre de 17G8, et celles qui subrsistent menacent ruine. Pourtant ces lourdes masses reliées entreelles par des murs crénelés produisent un bel effet. 11 Tut commencépar Zenon et fini par Emmanuel Comnène ; Mahomet II le rebâtitpresque entièrement. C’était autrefois une prison d’État, où l’onenfermait les ambassadeurs dès que la guerre éclatait entre lesultan et le souverain qu’ils représentaient.

Les remparts de Constantinople sont composés de dieux rangsde murailles, flanqués de tours carrées et entourées d’un largefossé qui était revêtu lui-même d’un parapet de pierre, ce qui for-mait trois enceintes à franchir. Aujourd’hui les murs sont àmoitié écroulés, mais ils sont encoi’e superbes à voir avec cesmille, plantes pariétaires et cette luxuriante végétation des ruinesqui les ont envahis ; les fossés, arrosés jadis de tant de sanghumain, nourrissent aujourd’hui des cressons et des laitues. Enface des murailles, depuis le château des Sept-Tours jusqu’auvillage d’Eyoub, s’étend un vaste cimetière, longue forêt de cyprès,parsemé de sépulcres avec quelques échappées de prairies, çà etlà, verdissant sous les grands arbres.

Parmi les différents quartiers de Constantinople , qui tous ontleur physionomie propre et semblent une ville à part dans lagrande, nous citerons, en première ligne, le Phanar , où habitentles Grecs de distinction. C’est là que vivent en famille les descen-dants des Comnène, des Ducas, des Paléologues ; leurs serviteursles traitent de princes et ils se conservent purs de tout contactavec les autres habitants de la ville.

Les rues du Phanar sont les plus larges de Stamboul et bordéespar de fortes maisons en pierre-taille avec créneaux cl machi-