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remuer sens dessus dessous les étalages , souvent sans rienacheter.
11 ne faut pas omettre dans cette courte description le bazardes poux ; c’est le marché aux guenilles, un incroyable fouillis deloques et de haillons et qui n’en constitue pas moins un très-floris-sant commerce.
Tout auprès du Besestan on voyait naguère encore le marchéaux esclaves, YAwret-Bazar; Abdul-Medjid le supprima en 1847.C’était une large cour, plantée de sycomores, autour de laquellerégnait un portique, donnant accès dans des chambres où l’ontenait renfermés les esclaves de choix parmi cette marchandisehumaine.
Outre les bazars proprement dits, il y a des khans, espècesd’hôtels réservés aux gros commerçants qui y suivent le cours deleurs affaires, et des caravansérails, c’est-à-dire séjour des cara-vanes, espèces de halles où descendent les voyageurs et les mar-chands avec leurs bagages. On sait en effet que dans toutes lesvilles musulmanes, particulièrement en Asie , et d’espace enespace sur toutes les routes, le gouvernement ou des personnescharitables font construire de ces édifices où les voyageurs et leurescorte trouvent un abri assuré.
Passons maintenant aux boutiques. La boutique orientale diffèredu tout au tout d’avec la boutique européenne : en général c’estun réduit de très-petite dimension pratiqué dans la muraille et quise ferme le soir avec des volets ; le marchand s’y tient accroupifumant son chibouk et roulant nonchalamment son chapeletdans ses doigts, pendant que l’acheteur examine en dehors lesmarchandises exposées ou plutôt entassées sur la devanture, sansle moindre souci de l’art de l’étalage. Les femmes ne vendent pas