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roi, Asan, rompit toute relation avec Constantinople . Ce fut unmalheur pour le pays, car les rois de Hongrie prétendirent alorsen être les suzerains. Une longue guerre dépeupla la Bulgarie ,qui ne put résister aux Turcs et perdit son indépendanceen 1392. Quoique des guerres continuelles aient fort diminué lapopulation, on y compte encore de quatre à cinq millionsd’habitants.
La Bulgarie est séparée de la Boumélie et de la Macédoine parla chaîne des Balkans , l’Hœmus des anciens et que les Turcsappellent Emineh Dagh (le bouclier). La chaîne centrale desBalkans isole presque complètement le pays qu’elle domine. Apart l’unique route qui la traverse, celle de la Porte-Trajane,du nom de l’empereur romain qui la fit ouvrir, ou de Soulou-Derbend qui relie Sofia à Philippopolis, Vienne à Constantinople ,on n’y rencontre que des déchirures profondes et étroites formantdes sentiers à peine praticables pour les bêtes de somme. Lesplus importants de ces défdés sont ceux de la Porte de Fer,d’Aïdos, de Nadir-Derbend, etc. Les forteresses de Choumla et dePravadi, couronnent ses hauteurs septentrionales.
Les anciens géographes prétendaient que des cimes les plusélevées de l’Hœmus on découvrait d’une part l’Adriatique , del’autre le Pont-Euxin. Philippe, roi de Macédoine , voulut s’assurerde ce fait par ses propres yeux ; malheureusement, le jour où ilentreprit cette pénible ascension, des nuages épais voilèrent subi-tement l’atmosphère. Il est à supposer d’ailleurs qu’il en eût été
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pour sa peine, car une distance de 400 kilomètres sépare les deuxmers et les montagnes de l’Albanie bornent au loin l’horizon etinterceptent la vue des flots d’Adria.
Les pics glacés des Balkans qui resplendissent aux rayons du