274 -
Le climat en est insalubre. Parmi les monuments de Saint-Jean-d’Acre on peut citer le palais du pacha, la mosquée et les bainspublics, qui passent pour les plus beaux de l’Orient.
Personne n’ignore l’illustration historique de Saint-Jean-d’Àcre,la ville des croisés, de Bonaparte et d’ibrahim.
A trois lieues de Saint-Jean-d’Acre s’élève le fameux montCarmel . Il se compose de plusieurs plateaux fertiles, bien boiséset contenant un grand nombre de grottes et d’étroites vallées,avec une circonférence de près de 8 myriamètres. 11 se termineen une plaine agréable à l’embouchure du Kichou. On voit encoresur ses hauteurs des ruines d’églises et de couvents qui datent dutemps du royaume chrétien de Jérusalem , ainsi qu’une grotte qui,selon la tradition, fut habitée par le prophète Élie.
Dès le iv c siècle, des anachorètes chrétiens avaient choisile mont Carmel pour y mener la vie cénobitique ; cependant cene fut que vers l’an 1156 que des pèlerins, sous la conduite deBerthold de Calabre , y établirent une confrérie d’ermites quifut le berceau de l’ordre des Carmes . Le couvent qu’ils avaientfondé sur le mont Carmel fut détruit à diverses reprises, et endernier lieu en 1798 par les Français lors de leur expédition enÉgypte . Il n’a été rétabli depuis que grâce aux infatigables effortsdu frère Jean-Baptiste qui, à l’effet de recueillir les dons pieuxdes fidèles pour sa réédification, parcourut tour à tour, depuis1825, les trois parties du monde. En 1844, le nombre toujourscroissant des pèlerins nécessitant l’agrandissement des construc-tions existantes, le dévoué et courageux frère Jean-Baptiste partitde nouveau pour ramasser de nouvelles offrandes dans les contréesde l’Europe qu’il n’avait pas encore visitées.
Saur s’appelait jadis Tyr, la Reine de la mer, comme l’avait