IX
Organisation de l’empire ottoman. — Le sultan. — Le grand vizir. — Le clicik-ul-islam. — Les ministères. — Le divan. — Le conseil d’État et de justice. —Emplois administratifs. — Administration provinciale et communale. —Finances. — Les wakoufs. — Instruction publique et corps enseignant. —Les oulémas. — Législation. — Justice. — Armée . — Marine.
Et tout d’abord avertissons le lecteur qu’ici nous ne dirons pasun mot des anciennes institutions de la Turquie et que nous nousbornerons à présenter, dans cette matière très-délicate, un résuméfidèle et impartial de ce qui est aujourd’hui.
Mahmoud avait renversé le vieil édifice miné de toutes parts ;son fils a complété son œuvre et, s’il plaît à Dieu , il la couronnera.L’antique barbarie est morte, qu’on n’en parle plus.
C’est le hatti-chérif de Gul-IIané et le Tanzimat qui formentaujourd’hui la loi constitutionnelle de l’empire ottoman.
Le sultan, en sa qualité d’iman, de commandeur des croyants,est revêtu d’un caractère sacerdotal, autant du moins que le com-porte la religion de Mahomet qui n’admet pas de sacerdoce.
L’unité du pouvoir est un principe fondamental et essentiel etl’ordre de succession, qui est plutôt un usage qu’un droit, appelleà remplacer le monarque décédé le plus âgé des princes survi-vants.