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La Turquie pittoresque : histoire, moeurs, description / par W. A. Duckett ; préface par Théophile Gautier
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PITTORESQUE.

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sur le revenu. Constantinople et sa banlieue n’y sont pas sou-mises.

Le kharadj ou capitation, qui frappe les sujets non musulmansmâles et adultes ; les vieillards, les esclaves, les infirmes, lesprêtres en sont exempts. Les contribuables sont, en outre, divisésen trois classes : riches, aisés, pauvres. Les premiers paient00 piastres (13 fr. 80 cent.), les seconds 30 piastres (6 fr. 90 c.),Les derniers 13 piastres (3 fr. 43 cent.).

Les contributions indirectes comprennent :

Les droits de douane à l’importation et à l’exportation ; lespremiers sont de 5 p. 100, les seconds de 12 p. 100.

Les droits de patente des commerçants ; le maximum est de60 piastres par mois, le minimum de 10.

Le timbre sur les actes publics et sur quelques produits fabri-qués, chapeaux, souliers, etc.

Les droits perçus au profit du -gouvernement sur différentsobjets de consommation à l’entrée des villes.

Les péages des ponts.

Les produits des mines, salines, pêcheries données à ferme ousoumises à redevances.

Le produit des postes.

Bien que, sur le papier, ce système d’impôts ne semble pasplus défectueux que celui de bien des Etats européens, il fautconvenir, si l’on veut être de bonne foi, qu’il pèche par la base,et que les moyens de recouvrement surtout sont une source d’exac-tions, de dilapidations intolérables et aussi préjudiciables à l’Étatlui-même qu’aux malheureux contribuables.

Les finances ne sont donc pas précisément le côté le plus bril-lant de l’empire ottoman , et pourtant, de l’avis des jupes les plus