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La Turquie pittoresque : histoire, moeurs, description / par W. A. Duckett ; préface par Théophile Gautier
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PITTORESQUE.

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espèce de causes, sauf celles qui intéressent l’État. Ces dernières

sont du ressort d’un tribunal administratif. Les juges ne sont

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nommés que pour un an, ils peuvent être révoqués, ne sont pasrétribués par l’État, mais ils perçoivent certains droits et le pro-duit de certaines amendes.

La compétence de ces tribunaux s’étend en matière correction-nelle à tous les sujets du sultan ; en matière civile, comme nousl’avons déjà dit, ils ne jugent que les procès entre musulmans ouentre musulmans et rayas.

L’instruction publique, contrairement au préjugé européen,était peut-être le côté le plus brillant de la vieille Turquie , aussile gouvernement n’a-t-il rencontré que peu d’obstacles en la réor-ganisant.

Les mektebs ou écoles primaires sont gratuites ; les parentsdoivent y envoyer leurs enfants dès l’âge de six ans, ou bien jus-tifier qu’ils leur font donner chez eux une éducation équivalente.

L’enseignement primaire comprend la lecture, l’écriture, l’or-thographe, le calcul, les principes de la religion et de la morale,et, en outre, quelques notions générales et variées des sciences.

Après quatre ans passés dans le mekteb, l’enfant peut êtreadmis dans les écoles secondaires, en petit nombre jusqu’à pré-sent, mais toutes gratuites. L’enseignement porte sur la gram-maire, les syntaxes turque et arabe, les histoires sainte, ottomane et universelle, la géographie, l’arithmétique, les éléments de lagéométrie.

Quant à l’enseignement supérieur, il n’existe encore, pour lamajeure partie, que sur le papier. Déjà l’empire ottoman possèdeune école d’administration se recrutant au concours et sans dis-tinction de religion, une école impériale de médecine ouverte