d’arène où la vanité se montre sous des formesplus variées que dans la conversation.
J’ai connu un homme que les louanges agi-toient au point que, quand on lui en donnoit, ilexagéroit ce qu’il venoit de dire et s’efforçoittellement d’ajouter à son succès , qu’il finissoittoujours par le perdre. Je n’osois pas l'applaudir,de peur de le porter à l’affectation et qu’il ne serendît ridicule par le bon cœur de son amour-propre. Un autre craignoit tellement d’avoir l’airde désirer de faire effet qu’il laissoit tomber sesparoles négligemment et dédaigneusement. Safeinte indolence trahissoit seulement une. préten-tion de plus, celle de n’en point avoir. Quand lavanité se montre, elle est bienveillante ; quandelle se cache, la crainte d’être découverte la rendamère, et elle affecte l’indifférence, la satiété, enfintout ce qui peut persuader aux autres quelle n’apas besoin d’eux. Cés différentes combinaisonssont amusantes pour l’observateur, et l’on s’étonnetoujours que l’amour -propre ne prenne pas laroute si simple d’avouer naturellement le désirde plaire, et d’employer autant qu’il est possiblela grâce et la vérité pour y parvenir.
Le tact qu’exige la société, le besoin qu’elled'onne de se mettre à la portée, des différents
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