2 . 1 4 LA LITTERATURE ET LES ARTS.
Les nouveaux écrivains, qui ont exclu de lalittérature allemande toute influence étrangère,ont été souvent injustes envers Wieland : c’estlui dont les ouvrages, même dans la traduction,ont excité l’intérêt de toute l’Europe ; c’est lui quia fait servir la science de l’antiquité au charmede la littérature ; c’est lui qui a donné, dans lesvers , à sa langue féconde, mais rude, une flexi-bilité musicale et gracieuse ; il est vrai cependantqu’il n’etoit pas avantageux à son pays que sesécrits eussent des imitateurs : l’originalité natio-nale vaut mieux, et l’on devoit, tout en recon-noissant Wieland pour un grand maître, souhaiterqu’il n’eût pas de disciples,