Band 
Tome premier.
Seite
217
JPEG-Download
 

KLOPSTOCK .

217

« Fière dune telle rivale, plus fière delle-même,« la noble anglaise mesure dun regard la fille de« Thuiskon. Oui, je men souviens, dit-elle, dans« les forêts de chênes, près des bardes antiques,« ensemble nous naquîmes.

« Mais on mavoit dit que tu nétois plus. Par~« donne , ô muse, si tu revis pour l'immortalité ;« pardonne - moi de ne lapprendre quà cette« heure..... Cependant je le saurai mieux au« but.

« Il est... le vois-tu dans ce lointain? par-te delà le chêne, vois-tu les palmes, peux-tu dis-« cerner la couronne? tu te tais.- . Oh! ce fier« silence , ce courage Contenu, ce regard de feu« fixé sur la terre... je le connois.

« Cependant.... pense encore avant le dange-« reux signal, pense.... nest-ce pas moi qui déjà« luttai contre la muse des Thermopyles, contre« celle des Sept Collines?

« Elle dit: le moment décisif est venu, le héraut« sapproche : O fille dAlbion, sécria la muse de(f la Germanie, je taime, en tadmirant je taime...(( mais limmortalité, les palmes me sont encore« plus chères que toi. Saisis cette couronne, si« ton génie le veut : mais quil me soit permis de(( la partager avec toi.