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« Fière d’une telle rivale, plus fière d’elle-même,« la noble anglaise mesure d’un regard la fille de« Thuiskon. Oui, je m’en souviens, dit-elle, dans« les forêts de chênes, près des bardes antiques,« ensemble nous naquîmes.
« Mais on m’avoit dit que tu n’étois plus. Par~« donne , ô muse, si tu revis pour l'immortalité ;« pardonne - moi de ne l’apprendre qu’à cette« heure..... Cependant je le saurai mieux au« but.
« Il est là... le vois-tu dans ce lointain? par-te delà le chêne, vois-tu les palmes, peux-tu dis-« cerner la couronne? tu te tais.- . Oh! ce fier« silence , ce courage Contenu, ce regard de feu« fixé sur la terre... je le connois.
« Cependant.... pense encore avant le dange-« reux signal, pense.... n’est-ce pas moi qui déjà« luttai contre la muse des Thermopyles, contre« celle des Sept Collines?
« Elle dit: le moment décisif est venu, le héraut« s’approche : O fille d’Albion, s’écria la muse de(f la Germanie, je t’aime, en t’admirant je t’aime...(( mais limmortalité, les palmes me sont encore« plus chères que toi. Saisis cette couronne, si« ton génie le veut : mais qu’il me soit permis de(( la partager avec toi.