ai8 LA LITTERATURE ET LES ARTS.
« Comme mon cœur bat.... Dieux immortels...« si même j’arrivois plus tôt au but sublime....u oh ! alors tu me suivras de près.... ton souffle« agitera mes cheveux flottants.
u Tout à coup la trompette retentit, elles volentu avec la rapidité de l’aigle, un nuage de poussière« s’élève sur la vaste carrière ; je les vis près du« chêne, mais le nuage s’épaissit, et bientôt je les« perdis de vue. »
C’est ainsi que finit l’ode, et il y a de la grâce àne pas désigner le vainqueur.
Je renvoie au chapitre sur la poésie allemandel’examen des ouvrages de Klopstock sous le pointde vue littéraire, et je me borne à les indiquermaintenant comme des actions de sa vie. Tousses ouvrages ont eu pour but, ou de réveiller lepatriotisme dans son pays, ou de célébrer la reli-gion : si la poésie avoit ses saints, Klopstock de-vrait être compté comme l’un des premiers.
La plupart de ses odes peuvent être considéréescomme des psaumes chrétiens, c’est le David duNouveau Testament que Klopstock ; mais ce quihonore surtout son caractère, sans parler de songénie, c’est l’hymne religieuse, sous la forme d’unpoème épique, à laquelle il a consacré vingt an-nées, la Messiade. Les chrétiens possédoient deux