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Tome second.
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ET DE TOUS LES REGIMENTS .

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Fuensaldagne, et chercha un asile dans la ville de Douai ; le vainqueur fitgrâce aux débris de l’infanterie qui s’étaient ralliés en un seul rmtaillon, eidonna la vie à huit cents hommes renfermés dans Lens . Prés de quatremille morts restèrent sur la place; six mille prisonniers, huit cents officiers,tous les drapeaux, tous les étendards au nombre de cent vingt, toute l’artillerie,tous les bagages furent les trophées de la victoire. Il n’en coûta qu’une heureet cinq cents hommes au prince pour anéantir cette armée si florissante, quine prétendait pas moins que de pénétrer jusqu'à Paris .

Cette brillante victoire termina la guerre. La France, la Suède, l’Autriche ettous les états d’Allemagne conclurent le traité de Westplmlie, qui servit de baseà la constitution et à l’équilibre des états européens. La France et la Suède reçurent des accroissements de territoire; on céda à la première une partie del’Alsace et les trois évêchés de Lorraine . Les protestants acquirent des droitspolitiques comme les catholiques; les petits états d’Allemagne virent les leursaugmentés et assurés. Aucune résolution de paix ou de guerre ne put être prisesans le consentement, de ces états, qui se trouvèrent ainsi arrachés à la domi-nation de l’Autriche (1648).

Mais la France et l’Espagne n’avaient point encore déposé les armes. Laguerre continua. On eût dit qu’il s’agissait là d’une rivalité implacable entre lesraces royales, et pourtant c’était une reine espagnole qui gouvernait la France .C’est dans ces circonstances qu’eut lieu la Fronde.

La Fronde fut le contre-coup du gouvernement de Richelieu; elle retentitaprès sa mort comme l’écho atfaibli de la féodalité expirante, et comme l’ex-pression menaçante dans l’avenir de la puissance naissante des parlements,des bourgeois et du peuple. Ce mouvement, éclatant dans le même temps quela révolution d’Angleterre où tomba sur l’échafaud une tête de roi ; en mêmetemps que la révolution de Naples opérée par un homme du peuple ; en mêmetemps que l’insurrection de la Catalogne entreprise au nom des franchisesmunicipales, ce mouvement, disons-nous, ne semble-t-il pas le présage desgrands événements qui, dans le siècle suivant, devaient briser en éclats lamonarchie française et bouleverser la constitution politique de l’Europe ?

C’est donc à tort qu’on l’a rapetissée aux proportions d’une intrigue deruelles, d’une mascarade politique.

Mazarin , héritier de la puissance de Richelieu, de ses principes, de ses pro-jets, mais doué d’un caractère plus souple, plus insinuant, eut à lutter à l’in-térieur contre les grands seigneurs, qui avaient relevé la tête dès que ne pesaplus sur eux le joug de fer de Richelieu; contre les parlements, sur lesquelss’était appuyé le ministre de Louis XIII pour porter à la féodalité les coupsterribles dont il l’accabla, et qui, devenus puissants par lui, voulurent conser-ver et leur puissance et leurs droits ; et enfin contre le peuple, sur lequel leparlement s’appuyait à son tour.

A l’extérieur, c’est là un des beaux titres de gloire de Mazarin , il continuaavec persévérance, avec gloire, avec succès la politique du cardinal. Si Riche-lieu employa contre l’empire les masses de ses armées, Mazarin les tourna