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HISTOIRE DE L’ARMEE
finissait la rébellion des grands seigneurs; et la France prenait place au-dessusde l’Espagne dans la hiérarchie des puissances de l’Europe .
2 e partie. —Organisation. —Vers le milieu du règne de Henri IV , l’arméepermanente ne s’élevait qu’à 6757 hommes, dont voici l’état :
Cavalerie. —4 compagnies d’ordonnance ou de gardes du corps. 440 honiiiu
lé compagnies de gendarmerie de force inégale.1640
3 compagnies de chevau-légers. 429
Arquebusiers à cheval (carabiniers ou dragons).... 128
Total .. 2637 ci. 2637
Infanterie. — Gardes françaises. 20 compagnies à 100 hommes. 2000
Gardes suisses. 3 compagnies à 200 hommes. 600
Régiment de Picardie. 20 compagnies à 36 hommes. 720
Autres régiments..... 800
Total . 4120 ci 4120
Total général. 6737
En 1610, le nombre des troupes françaises permanentes s’élevait à 14,000 detoutes armes, par suite de la création de nouveaux régiments d’infanterie.
Le déboursé pour la dépense et l’équipement d’un cavalier était d’un peumoins de 100 francs. La levée d’un fantassin et son équipement ne coûtaientpar 5 francs. La solde ne s’élevait qu’à 120 francs par an, ce qui faisait par jour6 sous 8 deniers, survient de 1600 à 1610, somme suffisante alors en temps depaix, et qui en temps de guerre s’augmentait par le pillage et ce qu’on appe-lait le butin.
On ne fournissait encore aux troupes, soit en paix, soit en guerre, ni hôpi-taux, ni pain, ni viande, ni même le fourrage qui était compris dans la soldedu cavalier.
Sous le règne de Louis XIII , l’armée permanente s’élevait à plus de trentemille hommes, et le prix de son entretien, d’après les comptes de cette époque,était quatre fois plus fort.
Quant au mode de recrutement de ces armées, il se faisait toujours par l’en-tremise des capitaines entrepreneurs de compagnies.
Pendant les guerres de la Ligue, les armées s’étaient recrutées avec les dé-bris des vieilles bandes de François I er et de Henri II , et avec des condottierisans patrie, mercenaires à gage. L’infanterie wallonne ou suisse et la cavalerieallemande en formaient l’élément principal.
Richelieu fut le premier qui conçut l’idée d’une réserve nationale et perma-nente de soixante mille hommes.
Son ordonnance de 1636 enjoint de rechercher dans les arts et métiers leshommes les plus propres au service militaire. C’est d’après ce mode que pen-dant la campagne de 1636, alors que les Espagnols menaçaient la capitale, ilfit une levée de trois mille hommes sur la ville de Paris . Mais ce système, quitout d’abord eût rendu l’armée mifonale, fut abandonné. Le recrutement vo-