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Tome second.
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HISTOIRE DE L’ARMEE

L’uniforme des cavaliers consistait en un justaucorps en buffle, avec desmanches de peau d’élan. Le baudrier fut supprimé en 1684, et remplacé parle ceinturon.

Infanterie . — Durant les dernières années du règne de Louis XIII et pen-dant les premières de celui de Louis XIY, l’infanterie resta sur le même pied,c’est-à-dire que chaque bataillon se composait de mousquetaires et de piquiersdans la proportion de 2 à 1. Ils se formaient habituellement sur huit rangs,les piquiers du centre, et les mousquetaires sur les ailes. Turenne réduisitl’ordonnance à six rangs Les bataillons étaient composés de dix-sept compa-gnies ayant chacune un capitaine, un lieutenant et un sous-lieutenant pourofficiers à hausse-col ; deux sergents, trois caporaux, trois anspessades poursous-officiers ; quarante-et-un soldats et un tambour.

L’état-major de chaque régiment se composait d’un colonel, d’un lieute-nant-colonel, d’un major et d’autant d’aides-majors qu’il y avait de batail-lons (1).

Dans l’ordre de bataille, le colonel commandait le premier bataillon, le lieu-tenant-colonel le second.

Les officiers étaient armés de piques de dix pieds ; les sergents de halle-bardes un peu plus courtes ; les soldats avaient des piques de quatorze pieds.

Tous les officiers et soldats portaient des baudriers de cuir de vache au lieude ceinturons. Les mousquetaires renfermaient leur poudre dans un étui cy-lindrique de bois ^u de fer suspendu à une bandoulière.

Chaque régimont d’infanterie avait trois drapeaux. Le drapeau colonel etdeux drapeaux d’ordonnance. Le premier était toujours bleu avec une croixfleurdelisée; les drapeaux d’ordonnance variaient suivant le caprice des régi-ments. Généralement ils étaient écartelés en croix et semés de fleurs de lisd’or comme celles du drapeau colonel.

L’uniforme pour l’habillement des troupes fut établi sous le règne deLouis XIII, à l’époque du siège de la Rochelle .

Tous les régiments de même arme n’avaient pas le même uniforme; le fondde l’habit était tantôt blanc et tantôt bleu ; les parements, les culottes et lesbas étaient aussi de différentes couleurs.

Les grenades, dont on se servait déjà sous le règne de François I er , étaientlancées par tous les soldats indistinctement. En 1667, quatre hommes parcompagnie furent spécialement destinés à ce service et prirent le nom de gre-nadiers. Trois ans après, le roi voulut réunir tous les grenadiers de son régi-ment pour en former une compagnie, qui est la première compagnie de grena-diers de France . En 1672, un peu avant la guerre de Hollande, les trente

15 e , Rouvroy ; 16 e , Rivarol ; 17 e , Bouville; 18 , Saint-Chaumont; 19 e , Chevalier de Rohan ;20 e , Coëtnian; 21 e , Bretagne; 22 e , Saint-Sernin ; 23 e , Boselle; 24 e , Vitry ; 25 e , Lacour ;26 e , Granville; 27 e , Lalande; 28 e , Dausseville; 29 e , Sernon ; 30 e , Languedoc (second);31 e , Guyenne ; 32 e , Belle-Ile ; 33 e , Houdetot ; 34 e , Coigneux; 35 e , Parpaille.

(1) Ces majors et aides-majors représentaient les adjudants-majors et les adjudants sous-offi-ciers de nos jours.