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ET DE TOUS LES RÉGIMENTS.
deConflans, 1758-1777 ; marquis de Conlades, 1758-1782; prince de Soubise, duc de Rohan,
1758-1787 ; duc de Eroglie, 1758-1804 ; de Durfort, duc de Lorges , 1768-1773 ; Louis de Con-
flans, marquis d’Armentières, 1768-1774 ; duc de Cossé-Brissac, 1768-1780.
DE 1774 JUSQU’AU 21 SEPTEMBRE 1792.
EVENEMENTS MILITAIRES, COMBATS, SIÈGES ET BATAILLES.
1778. Guerre d’Amérique. La France prend partie pour les colonies anglaises de l’Amériqueseptentrionale, révoltées contre la métropole. Une flotte française fait voile pour l’Amé-rique sous les ordres du comte d’Estaing; elle porte vingt-quatre mille hommes de dé-barquement et un grand nombre de munitions de guerre (mai et juin). Louis XVI dé-clare la guerre à l’Angleterre. — Combat naval d’Ouessant (27 juillet). Une escadre fran-çaise de trente-trois vaisseaux de ligne, commandée par le comte d’Orvilliers, y batl’escadre anglaise forte de trente et un vaisseaux aux ordres de l’amiral Keppel. — M. deBouillé, gouverneur de la Martinique, se rend maître de la Dominique (7 septembre). LesAnglais s’emparent des îles Saint-Pierre et de Miquelon (24 septembre), de Pondichéry (16 octobre), et de Sainte-Lucie (12 décembre.)
1779. Le comte d’Estaing livre devant Sainte-Lucie deux combats sanglants aux Anglais ,commandés par le général Grant (18 janvier), et est forcé d’abandonner l’entreprise qu’ila formée de reprendre cette île. Les Français se rendent maîtres des établissements anglais dans le Sénégal (23 au 30 janvier). Prise de l’ile Gorée sur les Anglais (mai). Le comted’Estaing enlève de vive force les îles de Saint-Vincent et de la Grenade (28 juin et 2juillet). Combat naval à la hauteur de l’Ue de Grenade (6 juillet). Une flotte française ,commandée par le comte d’Estaing, y bat la flotte anglaise de l’amiral Byron. L’arméecombinée de France et des États-Unis , dirigée par le comte d’Estaing et le général Lincoln,livre un assaut à la place de Savannah (9 octobre), et est repoussée par les Anglais .
1780. Combat naval, à la hauteur de Cadix (16 janvier). L’amiral anglais Rodney y bat laflotte espagnole de don Juan de Lan gara. — Opérations navales dans les Antilles : la ma-rine française y obtient des succès. — Combat naval à la hauteur de la Dominique (17avril), entre la flotte française aux ordres de M. de Guiclien et celle d’Angleterre, com-mandée par l’amiral Rodney. Ce combat est sans avantage décisif d’aucun côté. — Legouvernement français envoie un renfort de douze mille hommes en Amérique , sous lesordres de M. de Rochambeau (mai). Deuxième et troisième combats en mer, près de laMartinique (15 et 19 mai), entre M. de Guichen et l’amiral Rodney, qui, comme le précé-dent, reste sans avantage marqué pour l’une ou l'autre nation. Le général Rochambeauprend possession de Rhode-Island, abandonné par les Anglais (10 juillet), et s’y fortifie.—Combat de Cambden (16 août). Les Anglais, commandés par lord Cornwallis , y défontl’armée des États-Unis. Combat de King-Mountain (5 octobre). Les Anglo-Américains ybattent un corps anglais .
1781. Suite des opérations navales dans les Antilles . L’amiral Rodney s’empare des îles hol-landaises de Saint-Eustaclie, de Saba et de Saint-Martin (19 février) ; il se rend maître deDemeraryet d’Essequedo (Guyane hollandaise ). — Bataille de Guilford (15 mars), gagnéepar lord Cornwallis sur le général Gréen. — Expédition du marquis de Suffren dans l’Inde .Combat naval à la hauteur de San-Yago (île du Cap-Vert ). Le bailli de Suffren y bat lecommodore Johnston (16 avril), et va prendre possession du cap de Bonne-Espérance.—Quatrième combat naval à la hauteur de la Martinique (29 avril), entre une escadre fran-çaise de vingt-cinq vaisseaux de ligne commandée par le comte de Grasse et l’escadrede l’amiral Hood, de dix-huit vaisseaux, qui bat en retraite en bon ordre.— La Motte-Piquet rencontre à la hauteur du cap Lézard un convoi de trente-deux naviies (2 mai)l’attaque et lui prend vingt-six vaisseaux. — Prise de Tabago (2 juin), par le comte deGrasse. — Le duc de Crillon débarque à Minorque (23 août), à la tête d’un secours qu’ilamène aux Espagnols. — Les généraux de Rochambeau et Lafayette secondent les opéra-