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Tome second.
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HISTOIRE DE L’ARMÉE

tions de Washington dans la Virginie, tandis que le comte de Grasse débarque, dans la

baie de Chésapeack, trois mille hommes commandés par le marquis de Saint-Simon._

L’armée anglaise , forte de six mille combattants, capitule dans York-Town (18 octobre),et est faite prisonnière. — M. de Bouillé reprend l’île Saint-Eustache sur les Anglais , etleur fait sept cents prisonniers (25 novembre); il se rend également maître de l'ile Saint-Martin .

1782. Prise des îles Saint-Christophe et de Montferrat, par M. de Bouillé (janvier et février).Le duc de Crillon reprend Minorque sur les Anglais (5 février). —- Combat naval sans ré-sultat, à la hauteur de Madras (17 février), entre Suffren et l’amiral anglais Hudges. Prisede Gondelour par le même (6 avril). — Bataille navale à la hauteur de la Dominique etdes Saintes (12 avril), gagnée par l’amiral Rodney sur le comte de Grasse , qui y est faitprisonnier : cinq vaisseaux français restent au pouvoir des Anglais . Le même jour, uneescadre anglaise , commandée par l’amiral Hudges, livre un combat indécis à une escadrefrançaise aux ordres du bailli de Suffren. — Combat naval de Négapatnam (6 juillet) : ilest le troisième livré à l’amiral Hudges par M. de Suffren , et reste également sans résultat.Un quatrième combat se livre près la côte de Coromandel (3 septembre).

1783. Cinquième combat en mer (20 juin) entre Suffren et l'amiral Hudges, qui est obligé debattre en retraite. — Prise de Trinquemale sur les Anglais (3 août).

1789. Ouverture des états généraux (5 mai) : ils se constituent en Assemblée nationale(17 juin). — Troubles dans Paris (juin et juillet). — Prise de la Bastille par la populationparisienne (14 juillet). — Incendie et dévastation des châteaux dans les provinces.— L’As-semblée nationale décrète l’abolition des droits féodaux et la liberté de la presse (nuit du 4au 5 août; 24 août). — Les Parisiens se portent en foule à Versailles et forcent le roi à venirhabiter les Tuileries (journées des 5 et 6 octobre). L’Assemblée nationale s’y transporte le19. — Création des assignats (19 décembre). — Division de la France en quatre-vingt-troisdépartements.

1790. Fédération du Champ-de-ftfars (14 juillet). —Insurrection des troupes de la garnisonde Nancy (1) et collision entre elles et la garde nationale (16 au 31 août).—Continuation destroubles dans la capitale et dans les provinces.

1791. Déclaration de Mantoue (20 mai), connue sous le nom de traité de Pavie , par laquellese forme la première coalition contre la France (2). — Le roi quitte furtivement les Tuileries avec sa famille et se dirige vers les frontières (nuit du 20 au 21 juin). Il est reconnu et arrêtéà Varennes, le 21. — Entrevue et déclaration de Pilnitz (25 et 27 août!, entre l’empereurLéopold II et le roi de Prusse. Par cet acte, les deux monarques promettent aux émigrésfrançais l’appui des puissances de l’Allemagne . — Le roi se rend dans le sein de l’Assembléenationale et accepte solennellement la constitution (14 septembre). — L’Assemblée natio-nale, qui a pris le nom de constituante, termine ses séances le 30 septembre. L'Assembléelégislative lui succède le 1" octobre.

1792. Commencement de la guerre de la Vendée. — Décret de l’Assemblée législative quidéclare la guerre à François II, roi de Hongrie et de Bohême (20 avril).— Commencementdes guerres de la révolution et des hostilités en Flandre (28 avril). —Lrs généraux La-fayette et Rochambeau envahissent la Belgique. — Combats de Tournai et de Quiévrain

(1) Cette insurrection est célèbre par le dévouement du brave Desilles, officier au régiment du Roi, infan-terie. Le 31 août, au moment où les troupes se disposaient à faire feu sur la garde nationale, il s'attache àla bouche d’un canon auquel des soldats de son corps tentent de mettre le feu, et ne l'abandonne qu'aprèsavoir reçu quatre coups de fusil gui le blessent mortellement.

(2) D’après cette convention, renouvelée le 31 juillet 1792, les trois puissances contractantes devaient fairemarcher 95,000 hommes dans les directions suivantes; le contingent suisse était à leur compte :

L’Autriche , 30,00015,000

L’Espagne , 20,000La Sardaigne , 15,000La Suisse , 15,000

hommes sur les frontières de la Flandre , et

— sur l’Alsace ;

— sur les frontières méridionales de la France ;

— sur le Dauphiné;

— sur Lyon et la Franche-Comté .