Band 
Tome second.
Seite
329
JPEG-Download
 

ET DE TOUS LES RÉGIMENTS. 329

retira de l’autre côté de la Sambre, n’osant pas attendre l’armée du ducd’York, qui arrivait à son secours à marches forcées. On a blâmé à tort leprince de n’être pas resté dans la position de Dourlers jusqu’à l’arrivée duduc d’York . Il agit prudemment en se retirant; car si la garnison du campde Maubeuge , forte de 20,000 hommes, eût marché au canon pour rejoindreJourdan, comme elle aurait dû le faire (1), il s’exposait à être entièrementécrasé. Telle fut la journée de Watignies. Une position seule de l’ennemi avaitété enlevée; mais le résultat n’en fut pas moins décisif. Le prince de Cobourg s’était retiré, et la ville de Maubeuge était délivrée. On l’appela la bataille deWatignies, et elle produisit une grande impression sur les esprits. Le comitéde salut public, qui envoyait aux généraux ordres sur ordres pour délivrer leterritoire des hordes ennemies , voulut mettre à profit cette victoire. Il prescri-vit à Jourdan d’opérer une diversion en Flandre , et, d’après le système nou-vellement imaginé d'agir sur les ailes, d’envelopper l’ennemi par Xysaing,Maulde et Tournay . Ce plan, que Jourdan et Carnot désapprouvaient, fut eneffet mis à exécution ; mais cette expédition décousue, entreprise ainsi surplusieurs points par plusieurs généraux, n’aboutit qu'à des marches et à descontre-marches fort pénibles dans un pays que l’hiver rendait impraticable, età des combats insignifiants. Enfin, de guerre lasse, les deux armées prirentleurs quartiers, les ennemis dans la Flandre maritime et le pays de Liège ;leur quartier général fut placé à Gand. Les Français se concentrèrent surles frontières de Dunkerque, de Lille et de Cambrai , et leur quartier généralfut établi à Guise . Jourdan, qui n’avait accompli qu’imparfaitement les ordresdu comité de salut public, fut appelé à la barre de la Convention, et le vain-queur de Watignies fut destitué. Heureux de ne pas porter sa tête sur l’écha-faud commeHouchard pour n'avoir pas profité de la victoire.

Armée du Rhin (1793) (2).— Nous avons laissé le général Custine sur la rive

(1) Les soldats du camp de Maubeuge demandaient à grands cris de marcher au combat;mais le général Ferrand s’y opposa, et le général Chance], qu’on crut coupable de ce refus, futenvoyé au tribunal révolutionnaire, et porta sa tête sur l’échafaud pour une faute qui n’étaitpas la sienne.

(2) L’armée du Rhin, depuis Luckner , fut ainsi commandée et composée. — 25 avril 1792,maréchal Luckner ; septembre 1792, Biron et Kellermann; 1" mars 1793, fraction, armée duBas-Rhin, Custine ; 9 avril 1793, Beauharnais; 26 avril 1793, réunie à celle de la Moselle , unseul général en chef; 21 août 1793, Gillot et Landremont; 26 septembre 1793, Landremontdestitué, Delmas; 19 nivôse an ii, Michaud ; Pichegru en l’an u; 13 ventôse an ni, réunieà celle de la Moselle sous le titre d’armée du Rhin et Moselle , sous Hoche.

Armée du Rhin, à la fin de mars 1793.

Troupes de ligne. Infanterie : 2 e bataillon du27 e régiment. — 2 e du 30'. — 2' du 67 e . —1" et 2' du 75 e . — 1" et 2' du 13'. — 1" du37'. — 2' du 62'. — 1 er et 2' du 3'. — Dépôtdu 17'et 53'.—1" et 2' bataillon du 21 e . —Dépôt du 62'. — 1 er bataillon du 22'. — 1"cl 2' du 57'. — 1" du 82'. — 1" du 27'. —1" et 2' du 32'. —1" et 2 e du 33'. — 1" et2' du 36'. — 1" et 2' du 40'. — 1" et 2' du46'. — 1" bataillon et Dépôt du 48'. — 1"bataillon du 67 e . —1" du 72'. —1" cl 2' du93'. — 2” du 96'. — 1" du 105'.

Bataillons de ciiasseers a pied ou d’infanterielégère : 6', 7', 11' et 12' bataillons.Cavalerie : 2', 4', 9’, 12', 14 e et 22' régiments.Dragons : 1", 4", 7 e , 8' (dépôt), 11' et 16" régiments.

Chasseurs a cheval : 2', 4', 7”, S' et 10' régi-ments.

Total des troupes de ligne : 32,933 hommes

Corps francs . — Hussards de la Liberté.Légion du Rhin .

Bataillons de volontaires nationaux. — 1 er , 2',

42

ii.