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Tome second.
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ET DE TOUS LES RÉGIMENTS. 367

Tàrmée française occupait le comté de Nice. On avait rejeté les coalisés dans lesplaines du Piémont; on leur avait pris 60 pièces de canon, une immense quan-tité d’objets d’armement et d’équipement, plus de 10,000 prisonniers, et onavait ouvert à nos soldats les portes de l’Italie . L’armée républicaine avait étéadmirable de courage et de constance. Elle avait bravé les pluies qui tombaientpar torrent, les orages si fréquents dans les Alpes , des difficultés de terrainpresque insurmontables et des privations de tout genre. Bonaparte , en voyantces soldats, tous jeunes, tous enthousiastes, tous ambitieux, avait compris leparti qu’on pouvait en tirer s’il se trouvait un homme qui sût leur parler etles conduire. En attendant, il traçait aux généraux ses plans de campagne, etassurait la victoire par des combinaisons nouvelles. Son infatigable imaginationtravaillait sans cesse. Après le succès qu’on venait d’obtenir au début de lacampagne, Dumerbion s’était arrêté pour laisser reposer ses troupes. Son ar-mée, dont le chiffre s’élevait à 80,000 hommes, ne comptait plus en réalité que40,000 hommes de bonnes troupes; les autres encombraient les hôpitaux ougarnissaient les dépôts. Bonaparte proposa un nouveau plan de campagne pourl’invasion du Piémont. Ce plan, soumis au comité de salut public, fut approuvépar Carnot; mais, au moment où il était en pleine exécution, nos colonnes re-çoivent l’ordre d’arrêter leur marche victorieuse et de garder la défensive. Leparti de Robespierre venait de succomber par ses propres excès. Le nouveaugouvernement désapprouva toutes les mesures prises à l’armée d’Italie. Un dé-cret de la convention prescrivit aux généraux de garder la défensive. Les al-liés profitèrent de cette circonstance, firent une tentative sérieuse d’agression,mais ils furent vigoureusement répoussés au combat de Cairo, et la campagnese termina glorieusement pour nos soldats à l’armée d’Italie.

Armée des Pyrénées-Orientales (4794). — L’hiver de 1793 à 1794 s’était passédans le repos entre les deux armées française et espagnole aux Pyrénées-Orientales. Les républicains occupaient les mêmes positions, c’est-à-dire Thuir et îoulonge à droite; Villeneuve, Cabestany et Saint-Nazaire à gauche. Perpi-gnan était le centre de l’armée (1). Dagobert était toujours dans la Cerdagne ;

(i)

Armée des Pyrénées-Orientales au 1 er septembre 1798.

4® bataillon de l’Ariége .

3 e bataillon de l’Ariége .

1er _

3* —

de Perpignan ,de Paris .

APerpignan.

2® — des Hautes-Pyré-

nées .

1 er —

des Hautes-Alpes . ,

5» — de l’Aude .

a» —

3® —

9* —

de Béziers ,de Montpellier ,de l'AUde .

Citadelle dePerpignan .

1 er _ du Gers .

4® — des Pyrénées-

Orientales .

a« —

du Gard .

70® régiment d'infanterie.

7' régiment d'infanterie.

l®r bataillon de Béziers .

2® bat. des Pyrénées-Orienta-les .

’ A Montibre.

2® — descôtesmaritim.

2® comp. d’ouvriers d’artillerie.

1er _

de Lodève .

Canonniers de Marseille .

*• —

dëTAüdè.

Compagnie de mineurs.

t A Collioure .

[ A Port-Ven-dres,

APerpignan.