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ET DE TOUS LES RÉGIMENTS.
Telle était la terreur qui s’était emparée de l’esprit des ennemis, que le gou-verneur de la ville, homme de cœur et qui avait fait ses preuves dans la dé-fense de Toulon , le général Yaldès, fut obligé d’ouvrir les portes de cette place,une des plus fortes des Pyrénées . 10,000 hommes de garnison, deux centspièces d’artillerie sur les remparts, des approvlsionnemens pour six mois, neparurent pas suffisants aux Espagnols pour arrêter la valeur impétueuse desFrançais . Valdès fut contraint de capituler. La prise de Figuières causa enFrance un étonnement mêlé d’admiration; car on comptait peu voir nos sol-dats s’emparer de cette ville dont la possession nous rendait maîtres des richesplaines du Lampourdan (1).
Armée des Pyrénées-Occidentales (1794). — Au commencement de 1794, l’ar-mée des Pyrénées-Occidentales, commandée par le général Muller, était forte de25,000 hommes environ; elle avait été réorganisée pendant l’hiver de 1793, etles divers corps qui la composaient placés sous les ordres des généraux Mon-cey, Frégeville, Laborde, Mauco et Marbof. Elle occupait la tête des valléesqui conduisent en France depuis Yéropil, aux sources de la Nive, jusqu’à lachaussée de Saint-Jean-de-Luz . Les deux armées de la gauche, couvrant lesvallées de la Haute-Nive et du Saisson, n’étaient composées que de quatorzebataillons de recrues assez mal équipés.
L'armée espagnole, commandée par le général Colomeira, qui venait deremplacer Caro, était également forte de 25,000 hommes, dont la moitié demilices. Sa droite s’appuyait à Burguette; sa gauche bordait les rives de la’Bi-dassoa jusqu’au camp de Saint-Marciol; son centre s’étendait dans les valléesdu Bastan.
Dans les premiers jours de février, les généraux espagnols tentèrent d’en-lever le camp des sans-culottes, dont les batteries menaçaient leurs plus grands
(1) Situation de l'armée des Pyrénées-Orientales au commencement de 1794.
Division de gauche, à Saint-Pé : 2 e balaillondu Tarn. — 2 e des Landes . —Compagnie desHautes-Pyrénées. — l ro compagnie du Tarn .— De compagnie de Bordeaux . — 5 e bataillonde chasseurs. — l'°, 2 e, 3 e compagnies fran-ches de la Gironde.—Détachements des 4 e etSe bataillons de la Haute-Garonne. — Déta-chements du balaillon basque et de Saint-Pa-lais. — Canonniers du 3 e bataillon des Hautes-Pyrénées et du 3 e bataillon de Paris . — Gen-darmerie de la Gironde . — Détachement dufSe dragons.
Récapitulation. Infanterie. 3,114
— Troupes légères. 1,267
— Canonniers. 107
Tôt AI.. 4,665
Division de Saint-Jean-Pif.d-de-Port : 3 e ba-taillon des Basses-Pyrénées . — 3 e bataillondes Hautes-Pyrénées . —20 e régiment d’in-fanterie. — 3 e bataillon des Landes.— 3® ba-taillon de la Dordogne . — 4® bataillon desLandes. — 8 e balaillon de la Gironde . — 1 eret 2 e bataillons des Basses-Pyrénées . — Chas-seurs du Louvre (Paris ). — Huit compagniesfiasques. — Quinze régiments dé dragons. —
Gendarmerie nationale.
Récapitulation. Infanterie. 8,992
— Artillerie. 340
Totai.. 9,428
Division de droite a Saint-Jean-de-Luz :3e bataillon du Gers. — 3o balaillon de l’Hé-rault . — 80e régiment d’infanterie. — 1 er ba-taillon des Hautes-Pyrénées . — 2e balaillonde l’Aude.— 7e bataillon de la Gironde. —5 e de Lot-et-Garonne.— 10 e de la Gironde. —Légion des montagnes. — 1 er et 2 e bataillonsd’infanterie légère. — Canonniers de ligne etcanonniers volontaires. — Détachement du18 e régiment de cavalerie. — Gendarmerienationale. — 1 er bataillon des Landes .