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Tome second.
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HISTOIRE HE L’ARMEE

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cette armée un modèle de " ' ' et d’organisation. L’infanterie était excel-lente, la cavalerie était belle, l’artillerie bien montée; jamais, même aux tempsde ses grands succès, l’armée de Sambrc-ct-Mcuse n'avait été dans un état plusbrillant. Aussi Hoche ne craignit pas d’écrire au Directoire : « Que la cam-pagne s’ouvre, et je serai bientôt à Vienne. »

La campagne s’ouvrit vers le milieu d’avril. Le 10, les troupes se mirent enmouvement, et, le 18, Hoche livra à Ncmvicd cette grande bataille où l’arméede Sambre-et-Meuse fit des prodiges, et où les Autrichiens perdirent 6,000hommes, tués, blessés ou prisonniers, sept drapeaux et un grand matériel.Hoche, poursuivant le cours de ses succès, passa la Lalm, le 20 avril, à la suitedes ennemis, et arriva, le 21, devant Francfort . C’est là qu’il reçut l’ordre des’arrêter, et qu’il apprit que des préliminaires de paix avaient été signés àLéoben .

Dès que la guerre eut cessé en Allemagne , cet infatigable jeune homme,qui avait déjà dans son sein le germe de la mort, reporta sa pensée vers l’ex-pédition d’Irlande , si malheureusement commencée une première fois. Le malinconnu qui devait le frapper si prématurément ne lui laissa pas le temps demettre à exécution cette nouvelle entreprise. Il mourut au milieu de son camp,à AVet/.lar, le 19 septembre 1797. Quelques jours avant sa mort il disait à sonmédecin : « Donnez-moi un remède contre la fatigue, mais que ce ne soit pas lerepos. » Hoche avait vingt-neuf ans. Son corps fut porté à Cobleutz et inhuméà la place même où avait été déposé celui de Marceau. Ses funérailles eurentlieu en grande pompe à l’armée et à Paris . Cette fête funèbre fut une des cé-rémonies les plus imposantes de la république. Sa vie a été résumée en cesquelques mots: Soldat à seize ans, général en chef à vingt-quatre ans, il dé-bloqua Landau en l’an u, pacifia la Vendée en l’an iv, vainquit à Neuwied enTan v.

Armée <TOrient. — Campagne de 1798. — Avec la paix Bonaparte a vu ar-river le terme de sa carrière militaire; ne pouvant rester en repos, il tourneses yeux vers l’Orient. Le Directoire l’avait nommé général en chef de l’arméed’Angleterre; mais, pendant qu’on le croyait occupé, sur les dunes de Calais oude Dunkerque , à étudier les moyens de faciliter une descente en Angleterre,nouveau Cambyse, c’est la conquête de l’Égypte qu’il rêvait. Déjà, pendantqu'il était en Italie , il avait écrit au Directoire : « C’est là qu’il faut combattrel’Angleterre. Nous dominerons ainsi la Méditerranée; nous veillerons sur l’em-pire ottoman , qui croule de toutes parts, et nous serons en mesure de le soute-nir ou d’en prendre notre bonne part. — Nous pourrons davantage, ajoutaitBonaparte; nous pourrons rendre presque inutile aux Anglais la dominationde l'Océan. Ils nous ont contesté le cap de Bonne-Espérance , nous pouvonsnous en passer; occupons l'Égypte, nous aurons la route directe de l’Inde , etil nous sera facile d’y établir une des plus belles colonies du globe. » Et puisil répétait souvent à ses confidents : C’est en Orient que se forment les grandesrenommées, et, si je reste en repos, ma gloire sera bientôt vieillie.

Ainsi il vent atteindre et même dépasser toutes les grandes renommées; il a