Vj HISTOIRE DE L’ARMÉE
109 e Régiment, formé en 1792 du régiment colonial de la Martinique et de la Guadeloupe.—Le1 er bataillon a fait les campagnes de 1792 à 1794 aux armées de l’Ouest et de la Mo-selle ; le 2 e , aux armées de la Vendée et du Rhin pendant le même temps.
110 e Régiment, formé on 1792 du ci-devant régiment colonial du Port-au-Prince.—Campagnes :1792 à 1794 à l’armée de l’Ouest.
111 e Régiment, créé en France en 1792 — A fait les campagnes de 1792 à 1794 à l’armée descôtes de Hrest.
INFANTERIE LÉGÈRE.
Jusqu’en 1740, il n’y eut en France d’autres troupes légères que celles tiréesdes régiments d’infanterie, pour éclairer la marche des convois, ou pour fairele service de tirailleurs.
L& Légion de Confiant est le premier corps institué pour servir, en campagne,(l’avant-garde aux tètes de colonnes. Les Chasseurs de Fischer furent créés en1743. On forma successivement les volontaires de montagne en 1744 ; \& Lé-gion royale en 1745 ; les Volontaires du Dauphiné en 1746 ; les Légions de Flan-dre et de Hainault en 1749. Mais alors toutes ces troupes étaient autant decorps mixtes, composés d’infanterie et de cavalerie, quelquefois même d’artil-lerie, à l’imitation des légions de François ï".
Une partie de ces corps, et ceux créés jusqu’en 1764, disparurent en entieren 1776. Une ordonnance du 8 août de cette même année attacha un bataillonde chasseurs à pied à chacun des six régiments de chasseurs à cheval formésà la même date. Ces bataillons, séparés de la cavalerie en 1788, et 6 batail-lons de nouvelle création, constituèrent, à cette époque, notr e infanterie légère.Ces douze bataillons d’infanterie légère organisés prirent les noms ci-après:
Le_.l er , celui de Chasseurs royaux du Dauphiné.
Le 2 e , celui de Chasseurs royaux de Provence .
Le 3 e , celui de Chasseurs royaux corses.
Le 4 e , celui de Chasseurs corses.
Le 5 e , celui de Chasseurs cantabres.
Le 6 e , celui de Chasseurs bretons.
Le 7 e , celui de Chasseurs d’Auvergne,
Le 8 e , celui de Chasseurs des Vosges.
Le 9 e , celui de Chasseurs des Cévennes.
Le 10 e , celui de Chasseurs du Gévaudan .
Le 11 e , celui de Chasseurs des Ardennes,
Le 12 e , celui de Chasseurs du Roussillon.
Les bataillons d’infanterie légère n’eurent pas alors de compagnies <f élite.Spécialement destinés à éclairer la marche des corps, ou à faire le serviced’avant-garde, d’éclaireurs ou de tirailleurs, ils furent aussi privés de l’hon-neur d’avoir un drapeau.
L’utilité de cette arme ayant bientôt été reconnue, un réglement du 1 er avril1791 créa deux nouveaux bataillons d’infanterie légère. Ces 14 bataillons,composés chacun de 8 compagnies, ne furent plus désignés que par le rangdes numéros qu’ils portaient.
Par décret de la Convention nationaledes 25, 27 février et 7 mars 1793, les