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Tome troisième.
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ET DE TOUS LES RÉGIMENTS.

Lo lendemain, 15, pendant que l'ennemi essayait de se rallier et faisait saretraite sur la rive droite de l’Aile, l’armée française continuait sur la rivegauche ses manœuvres pour le couper à Kœnigsberg .

Le 16, à la pointe du jour, l’ennemi, ayant détruit tous les ponts, mit à pro-fit cet obstacle pour continuer son mouvement rétrograde vers la Russie . Ahuit heures du matin, l’empereur fit jeter un pont sur la Prégel, et l’armées’y mit en position.

A la nouvelle de la victoire de Friedland, Kœnigsberg avait été abandonnée.Le maréchal Soult entra dans cette place, où nous trouvâmes des richessesimmenses, plusieurs centaines de milliers de quintaux de blé, et tout ce quel’Angleterre avait envoyé de munitions de guerre à la Russie , entre autres100,000 fusils encore embarqués. Il y avait en outre dans la ville 20,000 bles-sés russes et prussiens.

Le résultat de la bataille de Friedland fut, comme à Marengo, suprême etdécisif. Les Russes furent écrasés. Alexandre regagnait en fuyant son empire,laissant derrière lui 60,000 hommes couchés sur le champ de bataille, noyésou pris; il laissait en outre 120 pièces de canon et 25 drapeaux. N’osant plusrésister, comme derrière la Prégel, il en fit détruire les ponts, et continua samarche à pas précipités. Les Français le suivaient de près; ils passèrent la ri-vière à sa suite, et marchèrent aussitôt vers le Niémen , dernière barrière quirestât à franchir à Napoléon pour porter la guerre sur le territoire même dela Russie . L’empereur Alexandre commença à s’effrayer; le prestige des sé-ductions britanniques s’évanouit; il était dans la même position qu’après Aus-terlitz, sans espoir de recevoir des secours. Il prit alors la résolution de s’hu-milier une seconde fois. Cette paix qu’il refusait si opiniâtrement, il vint lademander lui-même et en recevoir les conditions. Un point de réunion futchoisi.

A cet effet, le général d’artillerie Lariboissière fit établir Sur le Niémen unradeau, et, sur ce radeau, un pavillon destiné à recevoir les deux empereurs;chacun devait s’y rendre en partant de la rive qu’il occupait.

Le 25, à une heure de l’après-midi, l’empereur Napoléon, accompagné dugrand-duc de Berg, des maréchaux Berlhier et Bessières, du général Duroc etdu grand-écuyer Caulincourt, quitta la rive gauche du fleuve pour se rendreau pavillon préparé. En même temps, l’empereur Alexandre, accompagné dugrand-duc Constantin , du général en chef Beningsen, du prince Labanow, du

gle. Vous célébrâtes à Austerlitz l’anniversaire du couronnement; vous avez cetto année digne-ment célébré celui de la bataille de Marengo, qui mit lin à la guerre de la seconde coalition.

Français! vous avez été dignes de vous et de moi. Vous rentrerez en France couverts de tousvos lauriers, et après avoir obtenu une paix glorieuse, qui porte avec elle la garantie de sadurée. Il est temps que notre patrie vive en repos, à l’abri de la maligne inQuence de l’Angle-terre. Mes bienfaits vous prouveront ma reconnaissance et toute l’étendue de l’amour que jevous porte.

Au camp impérial Vie Tilsit, le 22 juin 1807.

III.

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