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Tome troisième.
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ET DE TOUS LES RÉGIMENTS,ne pouvant vaincre l’opiniâtreté héroïque de nos soldats, se décide à nousabandonner le champ de bataille d’une si horrible lutte, où il venait de perdre7,000 hommes environ; les Français en avaient perdu 5,000, et la plupart deces malheureux avaient péri dans les flammes.

Ce combat, nous devons le dire, n’avait eu d’autre résultat que de faireverser inutilement le sang de nos soldats; car, pendant qu’on se battait dansÉbersberg , le maréchal Lannes tournait la position, en débouchant de Lambachsur Steyer. Napoléon en exprima vivement son mécontentement à Masséna.

L’archiduc, espérant que le général Hiller arrêterait nos colonnes sur l’Inn,pensait pouvoir couvrir Vienne . Il fut cruellement détrompé. Ne pouvantréussir dans ce projet, il résolut de la défendre. Le général Hiller se portasur Vienne à marches forcées. Le général Kollowralh s’établit à Lintz avec25,000 hommes; l’archiduc Jean reçut l’ordre de rejoindre ce général avec60,000 hommes. L’archiduc Charles se flattait que la présence de80,000 hommessur ce point changerait la face des choses.

Cette fois encore ses espérances furent déçues. Napoléon , redoublant de cé-lérité, arriva le 1 er mai sous les murs de celle capitale. C’était le vingt-septièmejour depuis qu’il avait reçu à Paris la nouvelle de la déclaration de guerre del’Autriche .

La ville de Vienne cependant paraissait disposée à la résistance. Le gouver-nement avait fait faire en toute hâte des dispositions pour la défense. L’archi-duc Maximilien présidait à ces dispositions; il avait sous ses ordres 20,000hommes de troupes. Il fit armer les habitants; et, abandonnant les faubourgsde la ville, il se concentra dans l’ancienne enceinte, régulièrement bastionnée.

Napoléon résolut d’en finir promptement : il fit jeter quelques obus dans laville, et en même temps il fit attaquer par les deux flancs les communicationsde l’archiduc avec le grand pont du Danube .

Cette manœuvre eut un résultat décisif. L’archiduc, craignant d’être fait pri-sonnier, évacua promptement la ville, en y laissant le général O’Reilly, avecordre de capituler; ce qu’il fit le lendemain.

Maître de la ville et de la moitié des états de l'Autriche, Napoléon aurait puattendre dans cette capitale l’arrivée de l’armée d’Italie ; il voulut presser lesopérations offensives, et profiter de l’ascendant de la victoire pour achever dedétruire l’armée de l’archiduc, et ne pas lui donner le temps de concentrerses forces sur quelques points de la Bohême, de la Moravie ou de la Hongrie .Il résolut, en conséquence, de passer le Danube , afin d’occuper les deux rives,et d’avoir un débouché au delà de ce fleuve pour continuer les opérations. LesAutrichiens, en se retirant, avaient coupé tous les ponts.

Ce passage pouvait s’effectuer sur trois points (1 j. Napoléon choisit l’île Lobau,

(1) Le Danube coule depuis Scharding jusqu’à deux heures de Vienne , dans une gorge plus oumoins resserrée par les montagnes de la Bohême et celles de Bavière ou d’Autriche ; mais aprèsavoir dépassé le village de Neusdorf, ses flots se dilatent, comme pout- se venger de la contraintedans laquelle ils ont été retenus jusque-là ; ils serpentent et forment dans un vaste lit uni