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ET DE TOUS LES REGIMENTS ,de diriger sur ce point tout ce qu’il y avait d’hommes valides dans les dépôts.Bientôt les bataillons affluèrent de toutes parts, et Bernadotte reçut le comman-dement en chef de cette armée. Il arriva en Hollande le IG août, au momentde la prise de Flessingue . Il jeta ses forces sur la rive droite de l’Escaut, pourprotéger la place d’Anvers Mais Chatam voyant ses projets déjoués reprit entoute hâte le chemin de l’Angleterre, en laissant le tiers de son armée à Fles-singue , qu’il évacua quelque temps après, en dévastant les grands établisse-ments que nous y avions formés pour la construction des vaisseaux.
Ce résultat, qui contrastait avec l’énormité des préparatifs, les plus considé-rables que l’Angleterre eût jamais faits, lui coûta 8 à 10,000 hommes, et servità la couvrir de honte et de ridicule.
Vers le même temps l’expédition de Sicile se montrait sur les côtes de laCalabre , et s’emparait du rocher de Sylla, qui fut bientôt repris parles troupesfrançaises. Un détachement de ce même corps prenait possession des îlesIoniennes, des îles d’ischia et de Procida , et tentait vainement de surprendreun point de la côte où l’on pût jeter des troupes et soulever les populationscontre le gouvernement du roi Murat ; mais nulle part ces tentatives n’eurentde succès.
Ainsi, dans cette année 1809, si glorieuse pour les Français, les Anglais vi-rent échouer tous leurs projets et tous leurs efforts contre la puissance del’empire.
Espagne . — Revenons maintenant aux armées que nous avons laissées enEspagne .
Après la bataille d’Ocana, l’année française, on se le rappelle, était victo-rieuse sur tous les points. Dans la vieille Castille, le général Kellermann avaitremporté la victoire d’Alba de Tormes ; dans l’Aragon, le général Suchetavait eu aussi des avantages éclatants. Enfin, dans la Catalogne , le maréchalAugereau s’était emparé de Gironne après un long siège. Il ne restait plus,pour achever la conquête de la péninsule, qu’à s’emparer de l’Andalousie . Laconquête du midi de l'Espagne fut résolue.
Le maréchal duc de Dalmatie avait remplacé le maréchal Jourdan dans lesfonctions de major général des armées françaises en Espagne . On assure, bienque ce fait n’ait jamais positivement été établi, que le maréchal Soult s’étaitopposé longtemps à l’expédition de l’Andalousie . Il rappelait le sort du généralDupont à Baylen, et faisait ressortir le danger qu’il y aurait à laisser lacapitale de l’Espagne dégarnie de troupes en présence d’un général habilecomme lord Wellington. Mais le roi Joseph insista en déclarant que le généralKellermann suffirait pour empêcher l’armée anglo-portugaise de rien entre-prendre de décisif, et que si un mouvement agressif avait lieu de la part decette armée, il suffirait à la réserve de l’armée de l’Andalousie de faire volte-faceetde revenir sur ses pas pour placer le général ennemi dans une positioncritique. Le roi Joseph avait le pressentiment du succès. L’armée expédition-naire se mit en marche dans les premiers jours de janvier 1810. Le roi Josephlui-même quitta Madrid quelques jours après pour se joindre aux corps expé-