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HISTOIRE UE L’AHMEE
Le siège de la Corogne suivit immédiatement cette journée. Le généralBourcke commença le feu de ses batteries le (! août, laissant le commandementau général Novella. Quiroga avait abandonné la place, s’embarquant pourVigo . Sir Robert Wilson, battu et blessé au précédent combat, s’était embar-qué pour Cadix . Les assiégés démasquèrent leur feu le môme jour, et de pj^iet d’autre l’engagement fut impétueux ; mais nos projectiles mirent le feudivers édifices de la ville, et le cinquième jour la garnison demanda à capi-tuler. Le 12, nous entrâmes dans la place. Le 27 août, toutes les troupesconstitutionnelles qui tenaient encore la campagne sous les ordres des géné-raux Vigo , Palareaet Rosello, capitulèrent et mirent bas les armes. La provincedes Asturies et toute la Galice étant ainsi pacifiées, restaient à suivre les opé-rations en Andalousie .
A son retour dans Cadix , le roi Ferdinand avait refusé l'exercice du pouvoirsuprême, bien que le ministère, dévoué à la révolution, continuât à gouvernerau nom du roi, presque prisonnier dans l’hôtel des Douanes. La ville com-mençait à manquer de vivres; mais comme le contre-amiral Ilamelin, quifaisait le blocus de Cadix , n’avait à sa disposition que deux vaisseaux, deuxfrégates et quelques briks, on comptait sur la facilité avec laquelle pourraientpasser des bâtiments légers attendus de Gibraltar .
Instruit de la position de nos soldats en Andalousie , le généralissime s’oc-cupa de leur faire parvenir des approvisionnements et des renforts. Brest etBaïonne expédièrent des pièces de canon ; des artilleurs furent envoyés deMadrid pour le service des parcs et batteries. Enfin, la majeure partie dumatériel tombé en notre pouvoir dans le royaume de Valence trouva la mêmedestination. D’un autre côté, le général Bordesoulle, dans le but de faire con-corder tous les moyens d’opération, réunit tous les bâtiments légers dans lesports du littoral, où l’on organisa, à Séville et à San-Lucar particulièrement,des chantiers de réparations navales et tous les ateliers nécessaires pour l’équi-pement d’une flottille composée <l’une vingtaine de canonnières, de quinzebombardes et d’une douzaine de bâtiments légers. A vrai dire, tous ces prépa-ratifs avaient autant pour but de frapper le moral ennemi que d’offrir unmoyen extrême pour le réduire, si contre toute attente il ne suivait pas sur cepoint l’exemple de soumission donné par tant d’autres provinces. Pour mettrele comble à ces moyens de terreur ou d’action, et pour protéger en mêmetemps la flottille contre l’approche de l’ennemi par mer, quelques batteriesfurent armées, d’autres furent créées; on donna à deux de ces dernières lesnoms de Carignan et d’Angoulême .
Un coup de vent ayant permis à quelques bâtiments de tromper la surveil-lance de nos croiseurs, des approvisionnements pénétrèrent dans la ville, cir-constance dont les chefs constitutionnels profitèrent adroitement pour ranimerla confiance un peu abattue de leurs soldats. Ijs surent également tirer partid’une rumeur qui s’était répandue, touchant l’approche de Ballesteros, pourtenter une sortie, pour attaquer les Français avant l’achèvement de leurs tra-vaux de siège. Quatre colonnes d’inégales forces, et présentant ensemble un