CHAPITRE IV.
SOMMAI HE. — Le consul do France quitte Lisbonne. — Blocus des ports portugais . — NotreHotte dans le Tage. — Traité imposé au gouvernement portugais. — Expédition d'Italie .— Occupation d’Ancône. — Anvers : motifs de l’expédition. — État de l’armée. — Notreentrée en Belgique. — Arrivée de l’armée sous Anvers . — Ouverture de la tranchée. —Siège. — La lunette Saint-Laurent. — Capitulation de la citadelle. — Combat de Doiil. —Retour en France de l’armée.
Le retour de don Miguel à Lisbonne avait été le signal d’une foule de per-sécutions à l’égard des Français domiciliés en Portugal , sous le vain prétextede leur attachement aux idées constitutionnelles. Deux faits d’une naturerévoltante furent l’origine des événements que nous avons à raconter. UnFrançais , étudiant à l’Université de Coimbre, accusé d’un acte irrévérencieuxdans une église, fut condamné à être fouetté en place publique, pour être en-suite conduit aux présides ou galères. Un autre Français , un vieillard septua-génaire, accusé de s’être mêlé à une conspiration contre don Miguel, fut, bienqu’il n’y eût aucune preuve de délit, condamné à dix ans de déportation enAfrique ; enfin plusieurs autres Français avaient été arbitrairement jetés dansles prisons de Lisbonne et d’Oporto , et les efforts de notre diplomatie étaientrestés stériles devant l’aveugle passion du tyran qui traitait nos nationauxà la turque. Le gouvernement français , informé des faits, expédia une petiteescadre pour appuyer le consul dans ses réclamations.
Un brick de guerre ayant apporté au consul la note des réparations exigéespar notre gouvernement, le cabinet portugais se refusa à toute satisfaction.Le consul quitta Lisbonne le 14 avril 1831.