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ET DE TOUS LES RÉGIMENTS,tement le rivage jusqu’à Gibraltar , s’approvisionnaient dans les magasins etarsenaux de la Grande-Bretagne, et revenaient impunément apporter cessecours aux défenseurs de Cadix , ayant au besoin pour refuge, en cas derencontre de quelqu’une de nos canonnières, les ports de Tarifa , d’Algésiras et l’abri du fort de l’île Verte, points restés au pouvoir des Constitutionnels.Mais la nécessité de les occuper frappa bientôt les généraux français , et lecomte de Lauriston, dont la brigade se trouvait en observation dans les mon-tagnes de la Ronda , reçut ordre d’attaquer Algésiras , tandis que l’amiralllamelin expédiait le capitaine de vaisseau Lemarant, avec les frégates laGalatée et la Guerrière, pour attaquer Tarifa et l’île Verte. Im Guerrière, frégatede GO, était commandée par Ai. Lemarant: La Galatée, percée seulement à 44,était montée par le capitaine de vaisseau Drouault. Ces deux bâtiments furenten vue d’Algésiras le 13 août; ils s’embossèrent à distance voulue de l’îleVerte, et commencèrent vers quatre heures un feu très-vif contre les forts, qui ré-pondirent aussitôt. Le combat durait depuis deux heures à peine, que les frégatesavaient déjà tirée 2,000 coups de leurs pièces de 36; aussi, leur pointage étantexcellent, la plupart des édifices de l’île étaient en ruines et toutes les batte-ries démontées : les morts et les blessés à proportion. Comme dans tous lescombats de fort à navire, nos frégates avaient perdu peu de monde, mais lesmâtures étaient pleines d’avaries, celle de la Guerrière particulièrement.
Le feu dut cesser au tomber de la nuit. Le lendemain matin, le comman-dant Lemarant se disposait à reprendre l’attaque, lorsqu’il apprit que legénéral de Lauriston avait occupé Algésiras , dont la garnison s’était réfugiéedans l’ile Verte. L’officier de marine se disposait à se concerter avec le généralsur les moyens de réduire l’ennemi, lorsque le commandant de l’ile Verte,convaincu de l’impossibilité de la défense, offrait de capituler. Les chefsfrançais imposèrent pour condition que la garnison serait prisonnière deguerre, et que le 'atériel du fort nous serait livré. Ces dures conditionsayant été acceptées, le 15 août, au malin, nos soldats occupèrent l’ile. Tarifa ,imitant Algésiras , arbora le drapeau royal espagnol .
Mais l’attaque plus importante du Trocadéro ne devait passe faire attendre.Elle fut secrètement fixée pour la nuit du 30 au 31, à l’heure de la basse mer.Le soir venu, on réunit, à l’abri de la batterie d’Angoulême les troupesdestinées à l’attaque, qui furent divisées en trois colonnes. La colonned’attaque, composée de 14 compagnies d’élite, dont 6 bataillons de guerredes 3 e , 6 e et 7 e régiments de la garde royale, 6 du 34 e de ligne, et 2 du 36 e ,était commandée par le général Gougeon , ayant sous ses ordres M. de Mir-mont, chef de bataillon du 36 e , auquel étaient confiées les 8 compagnies de laligne. Cette l re colonne était renforcée d’une compagnie de sapeurs et d’uneautre d’artillerie à pied de la garde.
La 2 e colonne, commandée par le général d’Escars, était, formée des com-pagnies du centre des bataillons de la garde.
La 3' réunissait les bataillons du 34' de ligne. Le lieutenant général Ubert,