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Tome quatrième.
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HISTOIRE DE L'ARMÉE

tats, connus au camp français , y tirent reprendre avec activité les préparatifsdattaque. La capitulation de Cadix étant le l'ait extrêmo qui mît tin à la guerreentreprise par nos armes en Espagne , il convient quavant de montrer com-ment fut obtenu ce résultat, nous jetions un coup dœil sur les diverses opé-rations militaires dont la Péninsule était le théâtre depuis quelques semaines.

Apprenant la capitulation de Ballesteros (4 août), après les affaires de Cam-pillo, les cortès avaient expédié lo général Riego, muni de pleins pouvoirs,pour prendro le commandement des troupes disséminées dans les royaumesdo Murcie et de Valence. Riego avait ordre de tout faire pour ramener les trou-pes de Ballesteros à la cause constitutionnelle. Il se rendit à leurs cantonne-ments, dans les environs de Priego. Nous croyons curieux et utile de citer iciun extrait du rapport adressé par Ballesteros à lautorité française , pour ren-dre compte de la manière dont fut accueillie la mission de Riego. Cest le gé-néral capitulé qui parle :

« Dans la matinée du 10, jeus avis que le général Riego sapprochait dePriego, et je pris en conséquence la résolution de mopposer de vive force à sonpassage, ainsi quil avait été convenu avec le général Molitor le 4 du mois der-nier. .le me suis avancé vers le point appelé el Arrayo del Cotiejo , à environ unedemi-lieue do Priego, avec environ 1,200 hommes dinfanterie et 100 chevaux.Jattaquai hardiment. Mes chassours enlevèrent une colline avec la plus grandevaleur; en môme temps, jordonnai à un bataillon de tourner par le flancgauche la position de lennemi. Quoique nos troupes observassent la plusgrande précision dans leurs mouvements, je remarquai cependant quelquemollesse ol un peu do lenteur dans leur feu, et quellos se battaient avec répu-gnance contre les troupes nationales. Métant porté à la tète de la colonnedattaque, je ne cessai de les encourager par mon exemple. Cependant le feudes tirailleurs continua détre languissant en comparaison de leur nombre. Surces entrefaites, les ennemis sapprochant de nos rangs, et jetant leurs armes,entouraient mes soldats do toutes parts et moi-môme, en criant : « Nous som-mes tous frères ! vive la nation libre! vive la constitution ! vive le général Bal-lesteros ! » Mes soldats ne purent résister à limpression de ce premier mouve-ment, et mêlèrent leurs embrassements et leur voix à ceux des camarades aveclesquels, peu de temps auparavant, ils avaient été unis par lus mômes intérêtset les mômes devoirs. Riego, ses aides de camp et son état-major menviron-nèrent, en me félicitant, en me proclamant leur général, et me priant de mecharger du commandement des deux armées. Les troupes, une fois mêlées, sedirigèrent sur Priego, en répétant lo cri rire fa constitution, en me proclamantleur général. Riego voulait que je les haranguasse ; je lui répondis quil fallaitattendre, et laisser passer ce moment. Enfin, jentrai dans la ville après Riego,et les habitants maccueillirent avec enthousiasme. Je me rendis à mon loge-ment, jassemblai tous les généraux et chefs de corps, et leur exposai létatdes choses en leur faisant connaître le cas extraordinaire nous nous trou-vions, et la surprise dont on avait usé à notre égard, au moyen dun stratagèmedifficile à prévoir, et plus difficile encore à éviter; mais que larmée et moi