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Tome quatrième.
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% HISTOIRE DE L’ARMÉE

« Votre Excellence verra par l’article additionnel que la flottille stationnéedevant la ville n’est pas comprise dans la capitulation. Cet article a été insérésur la demande du capitaine de marine Koopman...

« Ce jour est le (dus infortuné de ma vie... J’aurais volontiers fini ici monexistence par une mort glorieuse, mais cela ne m’a pas été permis. »

Voici maintenant le compte que le général Tilmrce Sébastiani rendait augénéral en chef de la tentative opérée, le 23 décembre au matin, contre ladigue de Doël, par l’escadre hollandaise et la garnison du fort de Liefkenshoek :

« L’escadre, composée d’une frégate, de deux corvettes, de trois bateaux àvapeur et d’une vingtaine de canonnières, avait descendu la rivière et s’é-tait placée vis-à-vis la digue de Doël. Sur chaque bateau à vapeur, il y avait3 à 400 hommes de débarquement. Des barques portant des hommes et del’artillerie, sorties de Liefkenshoek , se sont en meme temps avancées surl’inondation, pendant qu’une sortie de la garnison se dirigeait le long de lamer sous la protection de leurs canonnières. Les bateaux qui étaient dans l’i-nondation sont venus débarquer les hommes qu’ils avaient à bord, sur ladigue, près du point oii elle se réunit à celle qui contient l’inondation. Lesbateaux à vapeur ont mis à terre les hommes qu’ils avaient été chercher àLillo, et, tous ensemble, se sont précipités sur le premier poste que nousavons, à la jonction de ces deux digues. Aux premiers coups de fusil, un ba-taillon s’est porté sur le point attaqué : une vive fusillade s’est engagée, et,après un feu de quelques moments, nos troupes ont abordé l’ennemi à labaïonnette, l’ont culbuté et se sont ensuite avancées sur la digue en battantla charge. Cette attaque vigoureuse a ébranlé les Hollandais; ils se sont retirésen désordre; ils ont regagné avec peine leurs embarcations, et ceux qui fai-saient partie de la garnison sont rentrés dans le fort, poursuivis par nos sol-dats, qui se sont avancés jusqu’à portée de fusil de la place, dont le feu àmitraille les empêchait de s’avancer davantage.

« J’ai fait aussi border les banquettes que j’ai fait pratiquer derrière ladigue, et nos soldats ont commencé à tirer sur l’escadre, qui était à portée depistolet. Le combat s’est soutenu jusque vers trois heures; les bâtiments sesont ensuite fait remorquer par les bateaux à vapeur et ont été se réfugiersous les forts de Liefkenshoek et Lillo.

« Nous avons eu une douzaine d’hommes tués et une quarantaine de bles-sés, dont plusieurs très-grièvement. Nos troupes ont été admirables sous lefeu d’une canonnade à laquelle nous ne pouvions répondre, puisque nousétions sans artillerie ; elles sont restées impassibles, et on n’a entendu d’autrecri dans les rangs que celui d’en avant! en avant ! lorsque l’ennemi s’est pré-senté sur nos digues. Cependant l’escadre a tiré près de six heures ; 200 piècesde canon faisaient feu, et la mitraille pleuvait de toutes parts de manière àétonner les soldats les plus aguerris.

« Les digues sont restées jonchées de cadavres hollandais, parmi lesquelson remarquait l’officier qui commandait le débarquement sur la plage. »

Le roi de Hollande se refusa à la remise des forts exigée comme rançon de