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HISTOIRE UE L’ARMÉE
Intérieur, Senard. — 13 octobre , Dufaurc.
Travaux publics, Recurt. — 13 octobre, Vivien.
Agriculture et commerce, Tourret.
Instruction publique et cultes, Carnot. — 5 juillet, Yaulabclle. — 13octobre, Freslon.
Finances, Goudchaux. — 25 octobre, Trouvé-Chauvel .
Une commission militaire avait été sur-le-champ organisée, et se tenait enpermanence au rez-de-chaussée des Tuileries, pour juger les insurgés selonles règles de l’état de siège, qui dut être prudemment maintenu. Cette com-mission fut composée déjuges d’instruction, d’officiers d’état-major de la li-gne et de la garde nationale, sous la présidence du commandant Courtois-d’Hurbal, un des blessés de la lutte. On forma trois catégories d’insurgés :l°ceux qui avouaient leur participation à la lutte, et contre lesquels s’élevaientdes charges graves; 2° ceux qui avaient été contraints, suivant leur dire, àse mêler aux insurgés; 3" les individus indûment arrêtés dans la confusion,et que réclamaient des personnes estimables. On trouva sur plus de 300 deceux des prisonniers appartenant aux deux premières catégories, diversessommes en or....
Le 28, le placard suivant fut affiché dans Paris :
Liberté, Egalité, Fraternité.
MAIRIE DE PARIS.
Le représentant du peuple, maire de Paris , aux maires des douze arrondissements.
« Je reçois à l’instant la dépêche suivante du chef du pouvoir exécutif :
« Monsieur le maire de Paris ,
« Je vous invite à rétablir immédiatement l’ordre et la circulation dansPpris, et à prendre,« à cet effet, toutes les mesures que vous jugerez convenables.
« Le mémo ordre est adressé aux généraux qui occupent militairement la place de Paris .
« Le chef du pouvoir exécutif, Signé, général Cavaignac . »
« En conséquence de cet ordre, vous donnerez des instructions au colonel de votre légionpour qu’il relire la consigne dont la sévérité nécessaire avait encore été exagérée dansl'exécution par un zèle dont j'aime à louer du moins la bonne intention.
« Cet état de choses doit cesser aujourd’hui même. Les habitants de Paris doivent savoirqu’ils ont la parfaite liberté de leurs relations, de leurs affaires. L’état de siège, alors mêmeque l’Assemblée nationale jugerait à propos de le prolonger, ne menace point le citoyenpaisible.
« Je vous invite à ne rien négliger pour que Paris reprenne dès aujourd’hui son aspectaccoutumé.
« Le représentant du peuple, maire de Paris, Armand Marrast . »
Au reste, la circulation était déjà partout rétablie, les boutiques ouvertes,et les promeneurs dans les rues. Paris commence à s’habituer à ces dramessanglants qui attirent d’abord sa curiosité, mais dont les traces matérielleséveillent bientôt son insouciance. Ainsi, bien que sur une foule de points desbarricades soient encore debout , on n’y prend garde que si elles entraventla route qu’on veut suivre. 11 n’y a que vers la place de la Bastille que se porte