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Acte quatrième.
E R O P E.
Je ne veux rien pour moi.
A T R É E.
Si ma juste vengeanceDeThieste 8e de vous eût égalé l’offense,
Les pervers auraient vu comme je fais punir,j’aurais épouvanté les siècles à venir.
Mais quelque sentiment, quelque soin qui me presse,Vous pourriez désarmer cette main vengeresse;
Vous pourriez des replis de mon cœur ulcéréEcarter les serpens dont il est dévoré ,
Dans ce cœur malheureux obtenir votre grâce,
Y retrouver encor votre première place ,
Et me venger d’un frère en revenant à moi.Pouvez-vous, osez-vous me rendre votre foi ?
Voici le temple même où vous fûtes ravie ,
L’autel qui fut souillé de tant de perfidie ,
Où le flambeau d’hymen sut par vous allumé,
Où nos mains fe joignaient... où je crus être aimé :Du moins vous étiez prête à former les promessesOui nous garantissaient les plus saintes tendresses.Jurez-y maintenant d’expier ses forfaits,
Et de haïr Thieste autant que je le hais.
'Sivous me refusez, vous êtes fa complice;
A. tous deux, en un mot, venez rendre justice.
Je pardonne à ce prix : répondez-moi.
E R o r E.
Seigneur,
C’est vous qui me forcez à vous ouvrir mon cœur.ha mort que j’attendais était bien moins cruelleQue le fatal secret qu'il saut que je révèle.