V A R
N T E
DES PELOPIDE S.
E r o r e.
(«) Pedt-itîe un sort plus triste empoisonne ma vie.Les monstres déchaînés de 1 empire des mortsSont moins cruels pour moi que l’horreur des remords.
(i) Réparer vos erreurs, 8c vaincre son courroux.
(e) T H I E S T E.
Epouse infortunée, & malheureuse mère !
Mais nul ne peut forcer fa prison volontaire ;
De cet asile saint rien ne peut la tirer.
(d) Que je résiste ou non , c’en est fait , tout me perd.Auteur de tant de maux , pourquoi m’as-tu séduite ?
(í) Je me suis trop fans doute accusé devant elle.
Ce n’est pas vous du moins qui fûtes criminelle :
A mon fier ennemi j enlevai vos appas.
Les dieux n’avaient point mis Erope entre ses bras.J’éteignis les flambeaux de celte horrible fête :
Malgré vous , en un mot , vous fûtes ma conquête :
Je fus le seul coupable , 8c je ne le suis plus.
Votre cœur alarmé , vos vœux irrésolusM ont aster reproché ma flamme 8c mon audace ;
A mon empressement le ciel même a fait grâce.
(/) A ce trouble éternel qui fuit le diadème.
{dj On condamne son crime , il le doit expier ;
Et vous, s’il se repent , vous devez l’oublier.
(i) Mon cœur peut se tromper ; mais dans HippodamieJe crains de rencontrer ma secrète ennemie.
Polémon n’est qu’un traître , 8c son ambitionPeut-être de Thieste armait la faction.