Acte quatrième. Z17
Gémissante à leurs pieds, tremblante, évanouie,
Nos tristes foins à peine ont rappelé fa vie.
Des murs de ce palais ils osent l’arracher.
Une triste retraite à jamais va cacherDu reste de la terre Irène abandonnée.
Des veuves des Césars telle est la destinée.
On ne verrait en vous qu’un tyran furieux,
Un soldat sacrilège , un ennemi des cieux ,
Si, voulant abolir ces usages sinistres,
De la religion vous braviez les ministres.
L’impératrice en pleurs vous conjure à genouxDe ne point écouter un imprudent courroux,
De la laisser remplir ces devoirs déplorablesQue des maîtres sacrés jugent inviolables.
Alexis.
Des maîtres ? où je fuis !... j'ai cru n’en avoir plus.A moi, gardes, venez.
SCENE VL
ALEXIS, ZOÉ, MEMNON, 8c les Gardes.
Alexis,
1VÍ e s ordres absolus
Sont que de cette enceinte aucun mortel ne forte.
Qu'o n soit armé par-tout ; qu’on veille à cette porte.Allez. On apprendra qui doit donner la loi ;
Qui de nous est César, ou le pontife ou moi.
Chère Zoé , rentrez : avertissez Irène
Qu'o n lui doit obéir, 8c qu’elle s’en souvienne.