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Tome sixieme.
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- 3 i S

Irene,

( à Memnon. )

Ami, c’est avec toi qu’aujourd’hui j’entreprendsDe briser en un jour tous les fers des tyrans.Nicéphore est tombé ; chassons ceux qui nous restent ;Ces tyrans des esprits que mes chagrins détestent.Que le père d'Irène au palais arrêtéAit enfin moins d’audace 8c moins d'autorité,Qu’éloigné de fa fille Sc réduit au silence11 ne séduise plus les peuples de Bisance.

Oue cet ardent pontife au palais soit gardé.

Un autre plus soumis par mon ordre est mandé,

Oui fera plus docile à ma voix souveraine.Constantin, Théodose en ont trouvé sans peine.

Plus criminels que moi dans ce triste séjour,

Les cruels n’avaient pas Pexcuse de P amour.

Memnon. [m)

César y pensez-vous ? ce vieillard intraitable,Opiniâtre, altier , est pourtant respectable.

11 est de ces vertus que forcés d’estimer,

Même en les détestant, nous tremblons d’opprimer.Hé, ne craignez-vous point par cette violenceDe faire au cœur d'Irène une mortelle offense?

Alexis.

Non, j’y suis résolu.... je vous dois ma grandeur,Et mon trône , 8c ma gloire.... il manque le bonheur.Je succombe en régnant au destin qui m'outrage.Secondez mes transports : achevés votre ouvrage.

Fin du quatrième aèíe.