Acte cinquième. Z2Z
SCENE III.
ALEXIS, IRENE, ZOÉ.Irene.
( un des soldats qui Í accompagne lui approche unfauteuil. )
U"N siège... je succombe. En ces lieux écartésAttendez-moi, Soldats... Alexis, écoutez.
( d'une voix égale , entre-coupêe , mais ferme autant quedouloureuse. )
Sachant ce que je souffre, 8 í voyant ce que j'ose ,
D’un pareil entretien vous pénétrez la cause;
Et l’on saura bientôt si j’ai dû vous parler :
D’un reproche affez grand je puis vous accabler;
Mais l’excès du malheur affaiblit la colère. 1
Teint du sang d’un époux vous m’enlevez un père ;Vous cherchez contre vous encore à souleverCet empire & ce ciel que vous osez braver.
Je vois l’emportement de votre affreux délireAvec cette pitié qu’un frénétique inspire ;
Et je ne viens à vous que pour vous retirerDu fond de cet abyme où je vous vois entrer.
Je plaignais de vos sens l’aveuglement funeste :
On ne peut le guérir... Un seul parti me reste.
Allez trouver mon père , implorez son pardon;Revenez avec lui. Peut-être la raison ,
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