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Variant
E
S
(h) L 1 auteur a cru devoir retrancher la scène suivantequi était la seconde du quatrième acte :
IRENE, ZOÉ, M E M N O N.
M E M N O N.
J apporte à vos genoux les vœux de cet empire.
Tout le peuple , Madame, en ce grand jour n’aspireQu à vous voir réunir par un nœud glorieuxLes restes adorés du sang de vos aïeux.
Confirmez le bonheur que le ciel nous envoie ;
Répaíez nos malheurs par la publique joie ;
Vous verrez à vos pieds le sénat , les Etats,
Les députés du peuple, les chefs des soldats,
Solliciter, presser cette union chérie
D’où dépend désormais le bonheur de leur vie.
Assurez les destins de s empire nouveauEn donnant des Césars formés d un sarig si beau.
Sur ce vœu général que ma voix vous annonce ,
On attend qu’aujourd hui votre bouche prononce ;
Et nul vain préjugé ne doit vous retenir.
Périsse du tyran jusqu'à son souvenir.
{il sort. )
Irene.
Hé bien , tu vois mon fort ! suis-je assez malheureuse ?
Ce vain projet rendra ma peine plus affreuse.
De céder à leurs vœux il n est aucun espoir.
(?) Vous me la refusez lorsque je l’ai conquise !
A trahir ses í'ermens c’est vous qui la forcez ,
Barbare ! 8c c’est à moi que vous la ravissez 1Sur cet heureux lien devenu néceí^kire,
Injustement l’objet d une rigueur austère ,
Sourd à la voix publique , oubliant mon devoir ,
L amour 8c 1 amitié fondaient tout mon espoir.
Ne vous figurez pas que mon cœur s’en détache ;
II faut qu on me la cède, ou que je vous f arrache.