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Tome sixieme.
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Variant

E

S

(h) L 1 auteur a cru devoir retrancher la scène suivantequi était la seconde du quatrième acte :

IRENE, ZOÉ, M E M N O N.

M E M N O N.

J apporte à vos genoux les vœux de cet empire.

Tout le peuple , Madame, en ce grand jour n’aspireQu à vous voir réunir par un nœud glorieuxLes restes adorés du sang de vos aïeux.

Confirmez le bonheur que le ciel nous envoie ;

Répaíez nos malheurs par la publique joie ;

Vous verrez à vos pieds le sénat , les Etats,

Les députés du peuple, les chefs des soldats,

Solliciter, presser cette union chérie

D’où dépend désormais le bonheur de leur vie.

Assurez les destins de s empire nouveauEn donnant des Césars formés d un sarig si beau.

Sur ce vœu général que ma voix vous annonce ,

On attend qu’aujourd hui votre bouche prononce ;

Et nul vain préjugé ne doit vous retenir.

Périsse du tyran jusqu'à son souvenir.

{il sort. )

Irene.

Hé bien , tu vois mon fort ! suis-je assez malheureuse ?

Ce vain projet rendra ma peine plus affreuse.

De céder à leurs vœux il n est aucun espoir.

(?) Vous me la refusez lorsque je l’ai conquise !

A trahir ses í'ermens c’est vous qui la forcez ,

Barbare ! 8c c’est à moi que vous la ravissez 1Sur cet heureux lien devenu néceí^kire,

Injustement l’objet d une rigueur austère ,

Sourd à la voix publique , oubliant mon devoir ,

L amour 8c 1 amitié fondaient tout mon espoir.

Ne vous figurez pas que mon cœur s’en détache ;

II faut qu on me la cède, ou que je vous f arrache.