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Tome sixieme.
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(i) Pour élever la voix contre un libérateur ?

Oui , je le suis , Léonce; 8c personne n’ignoreA quelle cruauté se porta Nicéphore.

Mon bras à 1 innocence a dû servir d'appui,Détrôner le tyran sans m’armer contre lui.

Tel était mon dessein : sa fureur éperdueA poursuivi ma vie, 8c je l ai défendue.

Si malgré moi ce fer a pu causer sa mort ,

C’est le fruit de sa rage, 8c le crime du sort.

Tendre père d frêne , 8cc.

(/j La veuve d’un tyran qui voulut supprimer.

Ah ! c’est trop en souffrir : persécuteurs d Irène,Vous qui des passions ne sentez que la haine ,Laissez-moi mon amour, rien ne peut arracherDe mon cœur éperdu 1 espoir d un bien fi cher.Malgré le fanatisme, 8c la haine 8c l’envieJe saurai m’affurer du bonheur de ma vie.

Entrons.

(m) M E M N o N.

Je hais autant que vous ces censeurs intraitables,Dans leur austérité toujours inébranlables ,

Ennemis de l’Etat , ardens à tout blâmer ,

Tyrans de la nature , incapables d’aimer.

Alexis.

A ce poste important, non moins que difficile,

J’ai pensé mûrement , tu peux être tranquille.

Toi qui lis dans mon cœur , il ne t’est point suspectPour la religion tu connais mon respect.

J’ai fait choix d’un mortel dont la douce sagesseNe mettra dans ses foins s orgueil ni la rudesse :Pieux fans fanatisme , 8c fait pour s’attirerLes cœurs que son devoir f oblige d’éclairer.'

Ouand des ministres saints tel est le caractère ,

La terre est à leurs pieds, les aime 8c les révère.

M e M n o N.

Les ordres de l’Etat avilis, abattus

Vont être relevés , Seigneur, par vos vertus %