(i) Pour élever la voix contre un libérateur ?
Oui , je le suis , Léonce; 8c personne n’ignoreA quelle cruauté se porta Nicéphore.
Mon bras à 1 innocence a dû servir d'appui,Détrôner le tyran sans m’armer contre lui.
Tel était mon dessein : sa fureur éperdueA poursuivi ma vie, 8c je l ai défendue.
Si malgré moi ce fer a pu causer sa mort ,
C’est le fruit de sa rage, 8c le crime du sort.
Tendre père d frêne , 8cc.
(/j La veuve d’un tyran qui voulut supprimer.
Ah ! c’est trop en souffrir : persécuteurs d Irène,Vous qui des passions ne sentez que la haine ,Laissez-moi mon amour, rien ne peut arracherDe mon cœur éperdu 1 espoir d un bien fi cher.Malgré le fanatisme, 8c la haine 8c l’envieJe saurai m’affurer du bonheur de ma vie.
Entrons.
(m) M E M N o N.
Je hais autant que vous ces censeurs intraitables,Dans leur austérité toujours inébranlables ,
Ennemis de l’Etat , ardens à tout blâmer ,
Tyrans de la nature , incapables d’aimer.
Alexis.
A ce poste important, non moins que difficile,
J’ai pensé mûrement , tu peux être tranquille.
Toi qui lis dans mon cœur , il ne t’est point suspectPour la religion tu connais mon respect.
J’ai fait choix d’un mortel dont la douce sagesseNe mettra dans ses foins s orgueil ni la rudesse :Pieux fans fanatisme , 8c fait pour s’attirerLes cœurs que son devoir f oblige d’éclairer.'
Ouand des ministres saints tel est le caractère ,
La terre est à leurs pieds, les aime 8c les révère.
M e M n o N.
Les ordres de l’Etat avilis, abattus
Vont être relevés , Seigneur, par vos vertus %