12 Bataille
ce fut de venir joindre le duc de la Feuillade aucampdevant Turin. Le prince Eugène le suit en diligence.II y avait alors deux partis à prendre : celui d’at-tendre le prince Eugène dans les lignes de circon-vallation, ou celui de marcher à lui, loríqu’il étaitencore auprès deVeillane Le duc d’Orléans alfembleun conseil de guerre : ceux qui le composaientétaient le maréchal de Marjin , celui-là même quiavait perdu la bataille d Hochstet , le duc de laFeuillade , Albergoti, Saint - Fremont 8c d’autres lieu-tenans - généraux. ,, Messieurs , leur dit le ducd’Orléans, si nous restons dans nos lignes , nous>* perdons la bataille. Notre circonvallaticn est de>> cinq lieues d’étendue : nous ne pouvons border» s tous ces retranchemens. Vous voyez ici le régi—j ì ment de la marine, qui n'est que sur deux hommes»> de hauteur : là vous voyez des endroits entière-jr ment dégarnis. La Doire , qui passe dans notre5 5 camp , empêchera nos troupes de se porter mû-ri tuellement de prompts secours. Ouand le Français»r attend qu’on l’attaque , il perd le plus grand dej» ses avantages , cette impétuosité 8c ces premiersr» momens d’arcleur , qui décident si souvent dur» gain des batailles. Croyez-moi, il faut marcher à>r l’ennemi. ,r Tous les lieutenans-généraux répon-dirent : II faut marcher. Alors le maréchal de Marfintire de fa poche un ordre du roi, par lequel ondevait déférer à son avis en cas d’action : 8c son avisfut de rester dans les lignes.
Le duc d’Orléans indigné vit qu’on ne lavaitenvoyé à Farinée que comme un prince du sang,8c non comme un général ; 8c forcé de suivre le