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Tome vingt-unieme.
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fils de Jacques II. 25

de troupes réglées. L’Angleterre était dégarnie. Sessoldats étaient occupés en Flandre fous le duc deMarlborough. Mais il fallait arriver ; 8c les Anglaisavaient en mer une flotte de près de cinquante vais-seaux de guerre. Cette entreprise fut entièrement sem-blable àcelle que nous avons vue en 1744 en faveurdu petit-fìls de Jacques II. Elle fut prévenue par lesAnglais. Des contre-temps la dérangèrent. Le minis-tère de Londres eut même le temps de faire revenirdouze bataillons de Flandre. On fe saisit dans Edim-bourg des hommes les plus suspects. Enfin, le pré-tendant s’étant présenté aux côtes d’Ecoffe, 8c n’ayantpoint vu de signaux convenus, tout ce que put fairele chevalier de Forbin , ce fut de le ramener à Dun-kerque. II sauva la flotte ; mais tout le fruit de l’en-treprife sut perdu. II n’y eut que Matignon qui ygagna. Ayant ouvert les ordres de la cour en pleinemer , il y vit les provisions de maréchal de France ;récompense de ce qu’il voulut 8c qu’il ne put faire.

Quelques (g) historiens ont supposé que la reineAme était d’intelligence avec son frère. C’est unetrop grande simplicité de penser qu’elle invitât soncompétiteur à la venir détrôner. On a confondu lestemps : on a cru qu’elle le favorisait alors , parce

(«•) Entr’autres Reboulet , pag. 233 du tom. VIII. II fonde ses soupçonsfur ceux du chevalier de Forbin . Celui qui a donné au public tant de men-songes , fous le titre de mémoires de madame de Maìnlenon , 8: qui fit im-primer en 1732 à Francfort une édition frauduleuse du Siècle de Louis XIV>demande dans une des notes qui font ces historieus qui ont prétendu quela reine Anne était d’intelligence avec son frère. Cefi un fantôme, dit-il. Maison voit ici clairement que ce n’eft point un fantôme 8c que l’auteur du Sièclede Louis XIV n’avait rien avancé que la preuve en main ; il n’est pas permisd’ecrire Fhistoire autrement.