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Tome vingt-unieme.
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Duc de Bourgogne.

que depuis elle le regarda en secret comme sonhéritier. Mais qui peut jamais vouloir être chassépar son successeur?

Duc de Tandis que les affaires de la France devenaient

Bourgogne , . , ■ r i ,

commande J our en J our P ius mauvaises , le roi crut qu en

lesarinees. fesant paraître le duc de Bourgogne son petit-fils à

la tête des armées de Flandre , la présence de Thé-

rider présomptif de la couronne ranimerait l’ému-

lation, qui commençait trop à se perdre. Ce prince,

d’un esprit ferme 8c intrépide, était pieux, juste 8c

philosophe. II était fait pour commander à des

sages. Elève de Fènélon archevêque de Cambrai, il

aimait ses devoirs : il aimait les hommes ; il voulait

les rendre heureux. Instruit dans sart de la guerre,

il regardait cet art plutôt comme le fléau du genre

humain 8c comme une nécessité malheureuse, que

comme une source de gloire. On opposa ce prince

philosophe au duc de Marlborough : on lui donna

pour s aider le duc de Vendôme. II arriva ce qu’on

ne voit que trop souvent : le grand capitaine ne fut

pas affez écouté , 8c le conseil du prince balança

souvent les raisons du général. II se forma deux

partis ; 8c dans s armée des alliés , il n’y en avait

qu’un , celui de la cause commune. Le prince

Eugène était alors fur le Rhin ; mais toutes les fois

qu’il fut avec Marlborough , ils n’eurent jamais qu'un

sentiment.

Le duc de Bourgogne était supérieur en forces ; laFrance, que l’Europe croyait épuisée, lui avait fourniune armée de près de. cent mille hommes ; 8c les alliésn’en avaient alors que quatre-vingts mille. 11 avaitencore savantage des négociations, dans un pays si