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Duc de Bourgogne.
que depuis elle le regarda en secret comme sonhéritier. Mais qui peut jamais vouloir être chassépar son successeur?
Duc de Tandis que les affaires de la France devenaient
Bourgogne , . , ■ r i ,
commande J our en J our P ius mauvaises , le roi crut qu en
lesarinees. fesant paraître le duc de Bourgogne son petit-fils à
la tête des armées de Flandre , la présence de Thé-
rider présomptif de la couronne ranimerait l’ému-
lation, qui commençait trop à se perdre. Ce prince,
d’un esprit ferme 8c intrépide, était pieux, juste 8c
philosophe. II était fait pour commander à des
sages. Elève de Fènélon archevêque de Cambrai, il
aimait ses devoirs : il aimait les hommes ; il voulait
les rendre heureux. Instruit dans sart de la guerre,
il regardait cet art plutôt comme le fléau du genre
humain 8c comme une nécessité malheureuse, que
comme une source de gloire. On opposa ce prince
philosophe au duc de Marlborough : on lui donna
pour s aider le duc de Vendôme. II arriva ce qu’on
ne voit que trop souvent : le grand capitaine ne fut
pas affez écouté , 8c le conseil du prince balança
souvent les raisons du général. II se forma deux
partis ; 8c dans s armée des alliés , il n’y en avait
qu’un , celui de la cause commune. Le prince
Eugène était alors fur le Rhin ; mais toutes les fois
qu’il fut avec Marlborough , ils n’eurent jamais qu'un
sentiment.
Le duc de Bourgogne était supérieur en forces ; laFrance, que l’Europe croyait épuisée, lui avait fourniune armée de près de. cent mille hommes ; 8c les alliésn’en avaient alors que quatre-vingts mille. 11 avaitencore savantage des négociations, dans un pays si