et de l’ Espagne. 33
militaire, 8c Dcfmarets qui administra les finances , nepurent ni faiíe des plans de guerre plus heureux ,ni rétablir un crédit anéanti. ( 6 )
Le cruel hiver de 1709 acheva de désespérer la Funestesnation. Les oliviers, qui font une grande ressourcedans le midi de la France, périrent. Presque tous lesarbres fruitiers gelèrent. II n’y eut point d’espérancede récolte. On avait très-peu de magasins. Les grainsqu’on pouvait faire venir à grands frais des Echellesdu Levant 8c de l’Afrique pouvaient être pris par lesflottes ennemies, auxquelles on n’avait presque plusde vaisseaux de guerre à opposer. Le fléau de cethiver était général dans l’Europe, mais les ennemisavaient plus de ressources. Les Hollandais surtout,qui ont été si long-temps les facteurs des nations ,avaient assez ‘ de magasins pour mettre les arméesflorissantes des alliés dans l’abondance ; tandis queles troupes de France, diminuées 8c découragées ,semblaient devoir périr de misère.
Lé roi vendit pour quatre cents mille francs devaisselle d’or. Les plus grands seigneurs envoyèrentleur vaisselled’argentàla monnaie. On ne mangea dansParis que du pain bis pendant quelques mois. Plusieursfamilles, à Versailles même , se nourrirent de paind’avoine. Madame de Maintenon en donna l’exemple.
Louis XIV, qui avait déjà fait quelques avances LwuXiV-
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pour la paix , n hésita pas , dans ces circonstances paix.funestes , à la demander à ces mêmes Hollandaisautrefois si maltraités par lui.
( 6 ) Pour bien juger Dismarets il faut lire le mémoire qu’il présenta aurégent pour lui rendre compte de son administration ; ce mémoire faitregreter que ce prince nc Tait pas laissé à la tête des finances*
Siècle de Louis XIV. Tom. II.
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