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Tome vingt-unieme.
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82 Particularités

passait dans le cabinet 8c dans la cour à'Auguste quelc détail des conquêtes à'Attila ou de Tamerlan.

Ses piemiè- Voilà pourquoi il n’y a guère d historiens quisujet íìe piu’n'aient publié les premiers goûts de Louis XIV poursieurs me- j a baronne de Béarnais , pour mademoiselle d 'Argen~court , pour la nièce du cardinal Mazarin , qui futmariée au comte de Soijfons père du prince Eugène ;surtout pour Marie Mancini sa sœur , qui épousaensuite le connétable Colonne.

II ne régnait pas encore , quand ces amusemensoccupaient l’oisiveté où le cardinal Mazarin , qui gou-vernait despotiquement, lc laissait languir. Rattache-ment seul pour Marie Mancini fut une affaire impor-tante , parce qu'il l’aima assez pour être tenté deI’épouser, 8c fut assez maître de lui-même pour s’enséparer. Cette victoire qu’il remporta sur sa passioncommença à faire connaître qu’il était né avec unegrande aine. II en remporta une plus forte 8c plusdifficile, en laissant le cardinal Mazarin maître absolu.La reconnaissance l’empêcha de secouer le joug quicommençait à lui peser. C’était une anecdote très-connue à la cour , qu’il avait dit après la mort ducardinal : Je ne fais pas ce que j’aurais fait, s’il,, avait vécu plus long-temps.,» ( dd )

Comment II s’occupait à lire des livres d’agrément dans ceì’esprU&Tleloisir ; il lisait surtout avec la connétable Colonne ,

goût.

(dd) Cette anecdote est accréditée par les mémoires de la Porte ,pag. 2 5 5 & suivantes. On y voit que le roi avait de l’averfion pour lecardinal ; que ce ministre, son parrain 8c surintendant de son éducation,Pavait très-mal elevé, 8c qu'il le laissa souvent manquer du nécessaire. IIajoute même des accusations beaucoup plus graves, 8c qui rendraient lamémoire du cardinal bien infâme ; mais elles ne paraissent pas prouvees,8c toute accusation doit l'être.