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Tome vingt-unieme.
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S T E V R E M O N D. 99

11 s’appelait Êolève , c’était le frère d’un partisan dontil avait partagé les concuíïions. (mm)

S‘ Evremond, attaché an surintendant, fut enveloppédans fa disgrâce. Colbert, qui cherchait par-tout despreuves contre celui qu’il voulait perdre, fit saisirdes papiers confiés à madame du Plejsis-Bellièvre ; Scdans ces papiers on trouva la lettre manuscrite deS 1 Evremond sur la paix des Pyrénées. On lut au roicette plaisanterie, qu’on fit passer pour un crimed’Etat. Colbert, qui dédaignait de se venger de Hénault ,homme obscur , persécuta dans S* Evremond l’ami deEouquet qu’il haïssait, 8c le bel-esprit qu’il craignait.Le roi eut l’extrême sévérité de punir une raillerie inno-cente, faite il y avait long-temps contre le cardinalMazann qu’il ne regrettait pas , 8c que toute la couravait outragé, calomnié 8c proscrit impunément pen-dant plusieurs années. De mille écrits faits contre ceministre, le moins mordant fut le seul puni, 8c le futaprès fa mort.

Saint-Evremond , retiré en Angleterre, vécut Scmourut en homme libre 8c philosophe. Le marquis deMiremont , son ami, me disait autrefois à Londresqu’il y avait une autre cause de sa disgrâce , & queS 1 Evremond n’avait jamais voulu s’en expliquer.Lorsque Louis XIV permit à S 1 Evremond de revenirdans fa patrie fur la fin de ses jours, ce philosophedédaigna de regarder cette permission comme unegrâce ; il prouva que la patrie est ou l’on vit heureux,8c il l’était à Londres.

Le nouveau ministre des finances , fous le simple

[mm) Voyez Gui Patin & les mémoires du temps.

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St Evrt.mond.