iû2 La V allier e.
est assez désigné dans ces deux vers de la Bérénicede Racine :
Qu’en quelque obscurité que le ciel l’eût fait naître,
Le inonde en le voyant eût reconnu son maître.
Ces amusemens firent place à la passion plus sérieuse& plus suivie qu’il eut pour M n e de la Vallière .fille d’honneur de Madame. 11 goûta avec elle lebonheur rare d’être aimé uniquement pour lui-même.Elle fut deux ans l’objet caché de tous les amusemensgalans, 8c de toutes les fêtes que le roi donnait. Unjeune valet de chambre du roi, nommé Belloc, com-posa plusieurs récits , qu’on mêlait à des danses ,tantôt chez la reine , tantôt chez Madame ; 8c cesrécits exprimaient avec mystère le secret de leurscœurs, qui cessa bientôt d’être un secret.
Fctesmagni- Tous les divertissemens publics que le roi donnaitKques. étaient autant d’hommages à fa maîtresse. On fit en1662 un carrousel, vis-à-vis les Tuileries, (nn) dansune vaste enceinte, qui en a retenu le nom de la placedu carrousel. II y eut cinq quadrilles. Le roi était à latête des Romains ; son frère, des Persans ; le princede Condé , des Turcs ; le duc à'Engkien son fils , desIndiens ; le duc de Guise , des Américains. Ce ducde Guise était petit-fils du Balafré. IL était célèbre dansle monde par l’audace malheureuse avec laquelle ilavait entrepris de se rendre maître de Naples. Saprison , ses duels, ses amours romanesques, ses pro-fusions , ses aventures , le rendaient singulier en tout.II semblait être d’un autre siècle. On disait -de lui,
( nn) Non dans la place royate comme le dit l’iiistoire dé la Hoic ,fous le nom de la Martinière.
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