Fete de Versailles. 103
en le voyant courir avec le grand Condé : Voilà leshéros de l'hijloin ò de la fable.
La reine-mère, la reine régnante, la reine d’Angle-terre, veuve de Charles I, oubliant alors ses malheurs,étaient fous un dais à ce spectacle. Le comte de Saidx,fils du duc de Lesdiguiéres , remporta le prix , 8c lereçut des mains de la reine-mère. Ces fêtes ranimè-rent plus que jamaisle goût des devises 8c des emblè-mes , que les tournois avaient mis autrefois à la mode,
8c qui avaient subsisté après eux.
Un antiquaire, nommé à'Ouvrier, imagina dès-lors 1 662.pour Louis XIV l’emblème d’un soleil dardant ses Devise duso-rayons fur un globe, avec ces mots : necpluribus impar. ez n 1L’idée était un peu imitée d une devise espagnolefaite pour Philippe II, 8c plus convenable à ce roiqui possédait la plus belle partie du nouveau monde8c tant d’Etats dans l’ancien, qu a un jeune roi deFrance qui ne donnait encore que des espérances.
Cette devise eut un succès prodigieux. Les armoiriesdu roi, les meubles de la couronne, les tapisseries ,les sculptures en surent ornées. Le roi ne la portajamais dans ses carrousels. On a reproché injustementà Louis XIV le faste de cette devise, comme s’il l’avaitchoisie lui - même ; 8c elle a été peut - être plusjustement critiquée pour le fond. Le corps ne repré-sente pas ce que la légende signifie , 8c cette légenden’a pas un sens assez clair 8c assez déterminé. Cequ’on peut expliquer de plusieurs manières ne mérited’être expliqué d’aucune. Les devises , ce reste del’ancienne chevalerie , peuvent convenir à des fêtes ,
Sc ont de 1 agrément quand les allusions font justes,nouvelles 8c piquantes. 11 vaut mieux n’en point
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