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Tome vingt-unieme.
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106 Fetes.

forêts produisent de plus délicieux. Derrière lestables en demi-cercle s’éleva tout d'un coup unthéâtre chargé de concertans. Les arcades qui entou-raient la table 8c le théâtre étaient ornées de'cinq centsgirandoles vertes 8c argent, qui portaient des bougies ;8c une balustrade dorée fermait cette vaste enceinte.

Ces fêtes, si supérieures à celles qu on inventedans les romans, durèrent sept jours. Le roi rem-porta quatre fois le prix des jeux, Sc laissa disputerensuite aux autres chevaliers les prix qu il avaitgagnés , 8c qu il leur abandonnait.

La comédie de la Princesse d’Elide, quoiqu’elle nesoit pas une des meilleures de Molière , fut un desplus agréables ornemens de ces jeux , par une infi-nité d’allégories fines fur les mœurs du temps, 8cpar des à-propos qui font l’agrément de ces fêtes,mais qui font perdus pour la postérité. On étaitencore très-entêté à la cour de l’astrològie judi-ciaire : plusieurs princes pensaient, par une super-stition orgueilleuse , que la nature les distinguaitjufqu’à écrire leur destinée dans les astres. Le ducde Savoie Viâoire-Amédée , père de la duchesse deBourgogne, eut un astrologue auprès de lui, mêmeaprès son abdication. Molière osa attaquer cette illu-sion dans les Amans magnifiques , joués dans uneautre fête en 1670.

Fous de On y voit aussi un fou de cour, ainsi que dans larHfcment"" fàcesse d’Elide. Ces misérables étaient encore forthonteux, à la mode. C’étâit un reste de barbarie , qui a duréplus long-temps en Allemagne qu’ailleurs. Le besoindes amusemens, l’impuissancede s’en procurer d’agréa-bles 8c d’honnêtes dans les temps d’ignorance 8c de