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Tome vingt-unieme.
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Fetes. 107

mauvais goût avaient fait imaginer ce triste plaisir,qui dégrade l’efprít humain. Le fou qui était alorsauprès de Louis XIV avait appartenu au prince deCondé : il s’appelait íAngeli. Le comte de Grccmmontdisait que de tous les fous qui avaient suivi M. leprince, il n’y avait que IAngeli qui eût fait fortune.

Ce bouffon ne manquait pas d'esprit. C’est lui quidit q u 7 / n allait pas au sermon , parce qu'il n aimait pasle brailler, ò quil n'entèndait pas le raisonner.

La farce du Mariage forcé fut aussi jouée à cette 1664.fête. Mais ce qu’il y eut de véritablement admirable,ce fut la première représentation des trois premiersactes du Tartuffe. Le roi voulut voir ce chef-d’œuvre,avant même qu’il fût achevé. II le protégea depuiscontre les faux dévots, qui voulurent intéresser laterre 8c le ciel pour le supprimer ; 8 c il subsistera,comme on l’a déjà dit ailleurs , tant qu’il y aura enFrance du goût 8c des hypocrites.

La plupart de ces folemnités brillantes ne fontsouvent que pour les yeux 8c les oreilles. Ce quin’est que pompe 8c magnificence passe en un jour ;mais quand des chefs-d’œuvre de fart » comme leTartuffe, font f ornement de ces fêtes, elles laissentaprès elles une éternelle mémoire.

On fe souvient encore de plusieurs traits de cesallégories de Benjerade , qui ornaient les ballets dece temps-là. Je ne citerai que ces vers pour le roireprésentant le soleil.

Je doute qu’on le prenne avec vous fur le tonDe Daphnê ni de Phaëton.

Lui trop ambitieux, elle trop inhumaine :